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Les “pires” tendances que l’histoire ait connu

Suivre les tendances est un plaisir, mais cela peut devenir inconfortable et coûteux. Opter pour un nouveau look ne met généralement pas le corps et la vie en danger, sauf dans le cas de quelques modes et coutumes surprenantes que nous avons déniché. Voyage dans l’espace et le temps pour découvrir ces tendances qui ont eu ou ont toujours des impacts néfastes sur le corps de leurs adeptes.

Quand les caries étaient à la mode…

Nous sommes au XVIème siècle en Angleterre. Seules les personnes les plus aisées pouvaient consommer du sucre, denrée rare et chère à l’époque. Résultat : bourgeois et aristocrates sont nombreux à être victimes de gingivites et de caries. Plutôt que de se soigner, ils en sont fiers et l’assument et en faisant un signe extérieur de richesse. Les moins riches, pour rester à la mode, utilisent de la poudre noire qu’ils s’appliquent sur les dents, pour se créer de fausses caries. Astucieux !

Vous reprendrez bien un peu de blush… ? 

Nous sommes sous le règne de la Reine Elizabeth I. Le maquillage blanc servait à lutter contre l’aspect vieillissant de la peau, et à approfondir le regard. Certaines femmes suivaient la mode de la blancheur si intensément qu’elles se teignaient les cheveux en jaune avec un mélange de safran, de cumin, chélidoine, et d’huile. Les classes supérieures anglaises appliquaient, à la manière d’Elizabeth I, un maquillage à base de céruse, un mélange de blanc de plomb et de vinaigre. On pouvait s’y attendre, ce doux mélange a entraîné une intoxication lente. La Reine Elizabeth, qui a participé à populariser la tendance, est tombée malade puis est finalement décédée à cause de cela.

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Source : .1st-art-gallery.com

Berthe n’a qu’à bien se tenir… 

Pourquoi certaines chinoises ont les pieds étrangement petits et déformés ? La mode est née en 950 en Chine et a duré plus de 1’000 ans. Pendant toutes ces années, les mères ont enveloppé les pieds de leurs petites filles de bandages serrés pour les rendre aussi petits que possible. Cette tendance était, à l’origine, une coutume des courtisanes de la cour impériale qui gagna progressivement l’ensemble des classes sociales. Les familles chinoises sont persuadées qu’une jeune fille qui n’a pas de petits pieds ne pourra jamais trouver un mari qui leur fasse honneur. Les chinois sont convaincus que de cette atrophie dépend le prestige de la famille.

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Source : foreignerinlille.ning.com

Des pantoufles colorées mais des pieds brûlés…

Dans les années 1860, certains hommes occidentaux étaient très friands de chaussures à motifs colorés, roses, oranges, rouges… Jusqu’à ce que certains porteurs commencent à se plaindre de mystérieuses brûlures chimiques sur leurs pieds, reproduisant les mêmes motifs que sur leurs souliers. Les brûlures pouvaient être très graves, à tel point que certains devenaient incapables de marcher. Le problème est que certaines personnes portant les mêmes chaussures étaient touchées tandis que d’autres ne ressentaient rien. Le mystère a finalement été résolu. Il s’agissait d’un mauvais mélange chimique entre les colorants et la sueur humaine, dont la composition diffère suivant les individus.

Voyage chez les Padaung et Ndébélés…

Les femmes girafes portent des colliers à spirales en laiton, qui, au fil des années, tend à déformer leur morphologie et à donner l’impression que leur cou est incroyablement long. On trouve ces femmes en Thaïlande et en Birmanie, dans la tribu des Padaung, mais également chez les Ndébélés d’Afrique Du Sud. Leur fosse claviculaire se déforme par la pression et le poids. Les colliers peuvent peser jusqu’à plus de 25 kilos ! Chez les Padaung, les petites filles, vers l’âge de 5 ans reçoivent une parure qu’elles agrandissent avec les années et la croissance. Cette tradition est devenue un amblème de l’identité culturelle des Padaung mais elle est désormais interdite en Birmanie, toujours tolérée en Thaïlande. Les femmes Ddébélés portent le Idzila (le collier à spirales) pour marquer leur attachement à leur homme et à la maison qu’il a construit. Plus le mari est fortuné, plus elle s’en parera, sur les poignets et les chevilles.

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Source : lacerise.ca

Les extensions capillaires qui tournent mal…

Au début des années 2000 au Québec, on assiste à un véritable engouement pour les extensions capillaires, avec comme tête de file une certaine Céline Dion qui exhibait des cheveux courts un jour et le lendemain de longues cascades capillaires (elle dépenserait 4’000€ par mois en extensions). Lorsque la pose est bien faite, on ne s’aperçoit pas qu’il s’agit de faux cheveux. Seulement, certaines femmes ont surement regretté d’avoir voulu accélérer le temps. En 2010, les photos de la chevelure abîmée de Britney Spears, grande adepte des extensions, font rapidement le tour de la planète, révélant des histoires atroces de femmes qui ont vu leur crâne enfler ou s’infecter, tandis que d’autres ont témoigné avoir carrément perdu leurs cheveux naturels.

 

Auteur·rice

Je suis boulimique et toxico... de l'info, passionnée et fascinée par les médias.

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