Le dernier Jack Johnson

L’album From Here to Now to You, de Jack Johnson, est sorti l’été dernier, mais il n’est arrivé entre mes mains que très récemment. Je souhaitais en parler un peu parce qu’il est vraiment agréable à écouter – on est souvent un peu stressé, il fait moche et froid dehors – et cet album est un vrai bol d’air frais. Tout est léger, depuis la pochette d’album nuageuse entièrement en carton et papier, jusqu’aux dernières notes du dernier morceau.

Fermons les yeux, et laissons nous porter, si vous le voulez bien.

L’album s’ouvre sur le single I Got You – comme la plupart des chansons du disque, elle est basée sur une guitare folk et une voix. Le rythme est calme, la mélodie apaisante, on se sent bien, reposé. Cette chanson permet de fermer les yeux quelques instants, et savoir que tout va bien, qu’enfin on peut respirer.

Certains morceaux, comme Washing Dishes sont plus énergiques. Le rythme est dansant, c’est sucré, c’est frais, c’est le genre de chansons que j’ai envie de chantonner en roulant fenêtres ouvertes sur une route de campagne ensoleillée… Il y a toutefois des passages plus tranquilles, plus réfléchis qui rythment bien la chanson et viennent l’enrichir.

Il y a indéniablement beaucoup d’amour à travers les pistes, mais on ne tombe jamais dans la mièvrerie, parce qu’on tombe sur un Shot Reverse Shot qui est un peu country, amusant, et là encore, je veux apprendre les paroles par coeur pour les débiter en rythme. “Hey, hey , hey! Look what the other got!”

D’ailleurs je danse un peu sur mon clavier en tapant, là. “Shot reverse shot – look what the other got!”  On y croit, on est motivé, on avance, je sais pas où je pars mais je m’en vais, en laissant avec le sourire ce qui me nuit derrière.

On enchaîne avec Never Fade, morceau calme, presque mélancolique, c’est une chanson d’amour mais je ressens une légère peine pourtant – c’est typiquement le genre de chanson tranquille qu’il est agréable d’écouter pour faire une sieste, se déconnecter, penser à quelqu’un. “It feels good…”

Les ambiances se renouvellent, évoluent, reviennent de façon à ce que bien que l’album reste dans la même “vibe” avec guitare (souvent en arpèges) et chant clair essentiellement, on n’entre pas dans un cercle de monotonie.

Les morceaux s’enchaînent, se fondent les uns dans les autres, bien équilibrés, avec des instrumentales riches, tout en restant légères et simples – compromis qu’il n’est pas facile de faire. Il y a des arpèges apaisants comme une caresse, des passages méditatifs, un chant maîtrisé, mais également des enchaînements de guitare assez fous (Tape Deck)

Tout cela produit un son qui est tranquilisant, plein de tendresse, hyper planant, et surtout qui passe bien.

Je ne saurais donc trop vous conseiller de profiter de ce mois de septembre estival (ha ha?) pour vous laisser aller à un peu de Jack Johnson si vous êtes amateurs de rock un peu folk.

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