CINÉMA

Les ciné-critiques d’Avril

Comme prévu, ce mois d’avril n’aura pas été très riche sur nos écrans. A coté d’un Tom à la ferme (de Xavier Dolan, critiqué le mois dernier sur Maze) où il aura fallu courir après les petites salles de cinéma pour le voir ou encore de Nebraska qui avait été nominé aux Oscars, nous avons eu un film d’animation, un péplum et un blockbuster, mais pas beaucoup plus. Retour sur ces trois films du mois.

RIO 2 // Source : cinemasalem.com

RIO 2 // Source : cinemasalem.com

Commençons par l’animation avec Rio 2 (sorti le 09/04) : Suite des aventures de Blu, Perla et leur famille d’aras bleus, les derniers oiseaux de leur espèce ! Alors que leurs propriétaires tournent un reportage en Amazonie, ils découvrent que leurs oiseaux ne sont justement peut être pas les derniers. Toute la famille de Blu va alors partir à leur recherche, mais c’est sans compter sur Hector, le méchant perroquet au désir de vengeance et sur les humains qui déforestent l’Amazonie. Dans la veine du premier, Rio 2 n’est pas du réchauffé. Des oiseaux, du fun, des chansons et toujours de la samba brésilienne, la recette est là. Et il y a même un petit plus, le nouveau personnage qu’est la grenouille venimeuse, Gabi, qui forme avec Hector un couple à l’amour impossible très inspiré de Shakespeare, d’un fun presque digne des scènes avec Scrat dans l’Age De Glace (du même studio Blue Sky). Rio 2 est un film d’animation amusant qui reste assez original et bénéficie d’une 3D correcte. Et pour ceux qui le regarderaient en VO, sachez que vous pourrez reconnaître les voix de Will.I.Am en Pedro l’oiseau imprésario, chanteur et directeur du club de samba, de Jesse Eisenberg sur Blu, de Anne Hathaway en Jewel ou encore de Jamie Foxx en Nico. Bref, de quoi rire et passer un bon moment !

Noé // Source : francetvinfo.fr

Noé // Source : francetvinfo.fr

Quand la Bible inspire le cinéma… Noé (sorti le 09/04), c’est bien évidemment l’histoire de l’arche de Noé, l’un des descendants direct d’Adam. Alors que les hommes détruisent la Terre et ne vivent que de violence, Dieu annonce à Noé qu’il va détruire la Terre, la laver de tous les hommes par l’eau. Noé va alors être chargé de construire une arche pour un couple de chaque espèce animale et aussi pour sa famille, afin de repeupler la Terre une fois le déluge passé. Mais Noé ne va pas pas entendre les choses comme ça, devant l’horreur des hommes, il va refuser que ses fils puissent redonner vie à l’humanité. Mais jusqu’où ? Autant Russel Crowe (qui joue Noé) voulait que le Pape voit ce film pour sa dimension biblique, autant Darren Aronofsky (Requiem For A Dream, Black Swann, Pi,…) a réussi à réaliser un pur péplum avec sa bonne dose d’action typé d’un blockbuster américain. On en oublie vraiment que l’histoire est de base religieuse, même si elle la met bien en scène et en explique bien toutes les origines et descendances. Noé rassemble aussi un bon casting, avec Russel Crowe dans le rôle-titre, on retrouve un peu ses airs de Gladiator. Il est entouré de Jennifer Connelly (Un homme d’exception, Requiem For A Dream), Logan Lerman (Percy Jackson, Le Monde de Charlie), celle que vous connaissez tous Emma Watson (Harry Potter, The Bling Ring) et l’indétrônable Anthony Hopkins. Malgré quelques longueurs sur la fin, Noé nous présente une belle esthétique du film biblique tout en étant un bon divertissement.

Divergente // Source : antredeluciole.wordpress.com

Divergente // Source : antredeluciole.wordpress.com

Intéressons-nous maintenant à l’univers post-apocalyptique de Divergente (sorti le 09/04).  Dans un genre de dictature, la société est divisée en cinq factions (Érudits, Fraternels, Audacieux, Altruistes et Sincères). Beatrice Prior, une jeune fille de la faction Altruiste, découvre qu’elle est une divergente et peut ainsi choisir la faction qu’elle désire tout en gardant son statut secret, les cas divergents étant traqués par le gouvernement. Elle décide alors de rejoindre les Audacieux, malgré le danger qu’elle va devoir affronter dans cette faction brutale… Adapté des romans de Veronica Roth, Divergente a quand même un scénario bien élaboré et une bonne dynamique, fait pour avoir ses suites à l’écran, et aborde des sujets qui marchent, tels que la dictature et la division de la société. Mais, comme souvent, ces sujets ne sont pas assez poussés, on s’éloigne un peu des romans afin de coller aux films pour ados avec sa dose de romance et son manque de profondeur. Avec un casting de quasi-inconnus dans les rôles principaux (Shailene Woodley qu’on avait vu dans The Descendants de George Clooney ; Theo James ; etc) on comprend bien que ce film a voulu propulser des jeunes au rang des stars, un peu comme une certaine Jennifer Lawrence…  Malgré tout, Divergente est un film de science-fiction et d’action avec du potentiel mais pas aussi spectaculaire et entraînant que la mythique série des Hunger Games avec qui on ne peut que faire la comparaison tant les sujets sont proches.

Mai est par contre bien plus prometteur que ce mois d’avril. En effet il y aura le Disney du coté des méchants avec Maléfique, jouée par Angelina Jolie, mais aussi le grand retour des X-Men dans Days Of Future Past avec son casting de folie (regroupant les anciens et les nouveaux X-Men), sans oublier Godzilla qui envahira à nouveaux nos écrans. Cannes oblige, le film qui fait l’ouverture du festival, Grace de Monaco avec Nicole Kidman.

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