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Et voici Titanfall

Après de longs mois d’attente, le voici enfin : Titanfall est sorti le 13 mars sur PC et Xbox One et un mois plus tard sur Xbox 360. Rappelons qu’il s’agit d’une exclusivité aux plateformes Microsoft, censée notamment être l’un des killers games de la One distancée par la PS4 de Sony. Alors, véritable nouveauté ou bien simple coup marketing ?

Titanfall a été présenté en (très) grande pompe il y a près d’un an, à l’E3 2013. Le titre du studio Respawn Entertainment, fondé par des anciens d’Infinity Ward (saga des Call of Duty) s’annonçait alors comme un véritable blockbuster vidéoludique capable de révolutionner le FPS. Il y a presque deux mois, le jeu était enfin mis en vente et pris d’assaut par des joueurs alléchés par les aperçus qui leur avaient été donnés.

UN GAMEPLAY RÉUSSI

S’il y a bien un point sur lequel Titanfall n’a pas usurpé sa réputation avant même son lancement, c’est le gameplay. Il s’agit en effet d’une jouabilité à deux vitesses inédite dans le monde du FPS : d’un côté, on peut incarner son personnage « à pied », ce qui se rapproche d’un mode de jeu classique ; de l’autre, on peut jouer d’une façon radicalement différente lorsque l’on est dans un Titan, sorte de monture mécanique géante, dont il existe plusieurs types, résistants et/ou vulnérables à certaines stratégies d’attaque du ou des adversaire(s). La partie s’organise alors à coups d’armes de destruction massive futuristes, en étant peut-être un peu plus violente. À noter que cela s’applique surtout au mode multijoueur en ligne, mode autour duquel le jeu est clairement construit, comme l’ont montré les différentes présentations. De plus, bien que les affrontements en ligne se fassent « seulement » à 6 contre 6, il y a de nombreux PNJ sur les cartes en ligne, ce qui ajoute encore du dynamisme aux parties. Tout cela et quelques autres aspects en font un jeu au gameplay novateur et, ce qui est sûrement le but recherché, un jeu immédiatement amusant.

UNE RÉALISATION TECHNIQUE CORRECTE

Titanfall est basé sur le moteur de jeu Source, âgé d’une dizaine d’années. Si cela peut surprendre pour un jeu next-gen, supposé qui plus est être un titre majeur, on sent que les ingénieurs et développeurs de Respawn connaissent leur métier. Résultat : le titre est bien optimisé et la réalisation tient largement la route malgré quelques défauts de textures et des ralentissements. En effet, bien que le moteur soit ancien, il a une importante consommation de ressources, ce qui provoque quelques lags, mais rien de rédhibitoire. Le phénomène est amoindri si l’on joue sur un PC avec une configuration solide. Finalement, on est un peu déçu de la réalisation technique qui aurait sans aucun doute pu être exemplaire si l’on avait utilisé un moteur tel que Frostbite (Battlefield 4) de chez EA/Dice, surtout que Titanfall y est édité, ou un moteur similaire à celui d’Infinity Ward (Call of Duty).

LA VRAI POINT NOIR : LE CONTENU

Comme dit précédemment, le jeu est clairement orienté multijoueur, et malheureusement, cela se sent au niveau du contenu. Dans le mode solo, on dispose de deux campagnes qui, que l’on soit un joueur expérimenté ou plus occasionnel, seront bouclées en une poignée d’heures. On a un peu l’impression qu’elles ont été négligées et qu’elles ont été intégrées au titre seulement pour qu’il y ait un mode solo comme dans les autres FPS. En multi, on a ici une quinzaine de cartes au level design réussi mais là encore, on ne dispose que de trois modes de jeu habituels : Team Deathmatch, Domination et Capture the Flag. Heureusement, les combats sont très dynamiques, et il s’agit ici de ne pas baisser son attention une seule fraction de seconde. Parlons enfin du système de progression de niveaux et de récompenses : il est ici très classique, mais on atteint le niveau maximal (de 50) trop rapidement, ce qui peut ôter au plaisir de découvrir du jeu.

Finalement, on est ici face à un jeu qui séduira un grand nombre de joueurs grâce à un gameplay plus que maîtrisé et grisant en continu. Mais la pauvreté du contenu est susceptible de lasser les joueurs au bout de plusieurs heures de jeu, qui auront rapidement fait le tour du jeu. On peut alors espérer que des DLC, habituels et fréquents dans le monde des FPS, viendront étoffer le contenu de Titanfall. Seul le temps confirmera ou non ces impressions.

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