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Cinquième édition du Concours International de mode Podium Jeunes Stylistes

©Léa André

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Le 5 février dernier avait lieu à Paris la 5ème édition du Concours International de mode Podium Jeunes Stylistes à l’Hôtel des Invalides. Cet événement créé en 2009 et placé sous le patronage de la ministre de la culture et de la communication Aurélie Filippetti, a pour but de promouvoir et de lancer les jeunes créateurs du monde entier. Maze vous invite à partager un moment de création artistique qui mêle émerveillement et travail d’orfèvre.

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Paris, 20h, Hôtel des Invalides. Une longue file d’attente s’accumule devant les royales grilles. Après un passage au compte goutte dans la cour et une autre (courte) attente pour accéder aux salons privés du Gouverneur militaire de Paris, l’immersion dans l’univers du défilé commence à prendre effet. L’intérieur du bâtiment est à couper le souffle : miroirs baroques, lustres fastueux, tapisseries d’un autre temps, tapis rouge, dorures et lourds rideaux plissés se côtoient dans une grande suite de pièces qui semble ne pas en finir. Le remplissage du lieu se fait progressivement ; apparemment le Parisien aime se faire désirer.

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Enfin, après plusieurs dizaines de minutes de retard, le véritable spectacle commence. Le thème de cette cinquième édition anniversaire est « anamorphose ». Même si l’on sait que les jeunes créateurs sont l’élite de la mode actuelle (ils ne sont que quinze à avoir été sélectionnés sur deux cent participants autodidactes ou issus de grandes écoles de mode) et qu’ils ont bénéficié d’un suivi pendant toute la réalisation de leurs travaux, on peine à imaginer une déclinaison de panoplies (deux pièces créatives et une pièce de prêt-à-porter) sur ce thème.

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Et pourtant, venus des quatre coins du monde (France, Monaco, Corée du Sud, Biélorussie, Chine, Ukraine, Russie, Costa Rica) ces jeunes artistes en herbe arrivent à nous faire voyager grâce à quelques bouts de tissus et – on imagine – un nombre incalculable d’heures de travail. Le résultat est saisissant : à quelques centimètres de soi, défilent des mannequins vêtues de robes aux formes géométriques et bicolores, tandis que d’autres se déhanchent du haut de leurs hauts talons, toutes de cuirs vêtues. Le jeu sur le mélange des matières et des couleurs est déconcertant : l’association d’un vert d’eau criard avec un rose pastel ? Aucun problème. Un tee-shirt à motifs kaléidoscopiques associé à des lunettes d’aviateur futuristes ? Vous voilà servis.

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La beauté et la magie de la mode résident probablement dans cet exploit : quand la démarche féline du mannequin est mise en valeur par l’ondulation du tissu vaporeux ou bien encore, quand la souplesse de la capuche souligne l’élégance du visage. L’interdépendance du tissu et du corps, c’est peut-être ça la clé de la réussite d’un défilé bien exécuté. Autant le dire, pari réussi.

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