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Batman Arkham Origins

Depuis 2009, année du premier opus de la série “Batman Arkham” sur les consoles de salon, tous les adeptes de l’univers de DC ou encore tous les joueurs assidus du Dark Knight raffolent des prouesses de Warner Montréal. Retour sur une trilogie de jeux-vidéo (“Batman Arkham Asylum”, “Batman Arkham City” et “Batman Arkham Asylum” sorti le 25 Octobre 2013) venant de boucler son épopée sur console non next-gen avec un final… dans le passé.

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Tout commença lorsque le studio anglais Rocksteady s’associa avec Warner Bros et Eidos Interactive pour former ce qui sera une révolution du jeu vidéo d’action sur les consoles de salon.
Le premier opus s’intitule “Batman Arkham Asylum”. Pour les fans du chevalier noir, aucun doute que le titre du jeu en dit déjà long sur l’univers. L’Arkham Asylum est un asile psychiatrique renfermant les pires criminelles de Gotham City, et se situant sur une île au coeur d’Arkham, quartier d’extrême pauvreté où vivent les plus grands tueurs depuis l’incendie de la prison de Blackgate au début du premier jeu. Ce quartier est séparé de Gotham, centre économique, par le Pont de Gotham qui a un rôle prépondérant dans “The Dark Knight Rises” de Christopher Nolan, sorti en 2012.
Batman Arkham Asylum nous fait découvrir le lieu le plus horrifiant de tout l’univers DC. Entre criminels, violeurs, ou encore pyromanes, le premier opus de la trilogie nous plonge directement dans un autre monde.

Commençant par l’emprisonnement du Joker dans l’asile après qu’il ait essayé de tuer le maire de Gotham, le fou réussit à prendre le contrôle de l’île grâce à son acolyte, Harley Quinn, jeune femme blonde où la petitesse de son esprit en dit long sur ses intentions. Le Joker menace toutes les institutions judiciaires ainsi que Batman de faire exploser Gotham si quiconque vient en aide à Arkham pour supprimer tous les criminels. Batman doit alors agir seul pour sauver les prisonniers de l’île, entre autre Quincy Sharp le directeur de l’asile ; le commissaire Gordon, mais aussi arrêter le criminel qui menace de faire des milliers de victimes.
Le chevalier Noir rejoint alors une ancienne Batcave désaffectée  et qui rejoint l’île d’Arkham directement via une grotte. A ce moment, il comprend que le véritable objectif du Joker est de développer un nouveau produit chimique, le Titan, à partir du venin de Bane. Bane est joué dans The Dark Knight Rises par Tom Hardy, mais le jeu et le film racontent une toute autre histoire.

Batman Arkham Asylum permet de nous montrer un grand nombre de criminels connus de l’univers de Gotham, mais non présents dans la Trilogie “Dark Knight” de Christopher Nolan. Par exemple Killer Croc, de son vrai nom Waylon Jones, est atteint d’une maladie de peau recouvrant son corps d’écailles et vit dans les égouts de Gotham. L’apparition épique de Poison Ivy, femme ayant le contrôle sur les plantes, pimente vivement l’aventure. Présent aussi dans les deux autres jeux, l’Homme Mystère apporte des énigmes très enrichissantes, presque à nous briser la tête contre le mur tellement la réflexion est intense…
Enfin l’épouvantail, joué par Cillian Murphy dans la trilogie de Christopher Nolan fait des apparitions remarquées.

Quelques indices font leur apparition quant à un prochain jeu après le premier opus. Par exemple, le corps de Ra’s Al Ghul qui disparaît de la morgue, la collection de parapluie du Pingouin ou encore une fin surprenante.

Vous l’aurez compris, Batman Arkham Asylum était une formidable entrée en matière dans l’univers de Batman. En récompense, il s’est offert une place dans le Guinness Book des Records comme “Jeu le mieux noté de l’histoire par la presse spécialisée”.

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Le deuxième opus, Batman Arkham City (sorti le 20 Octobre 2011) nous fait découvrir l’île d’Arkham, lieu malfamé où s’opposent sbires du Joker, acolytes du Docteur Strange, complices du Pingouin et au milieu de tout ça, quelques prisonniers politiques se faisant persécuter.
Quincy Sharp se fait élire maire de Gotham. Les prisons de Blackgate et d’Arkham Asylum détruites, il décide racheter des immeubles de bas quartiers pour les transformer en prisons géantes, qu’il nomme Arkham City. Pour contrôler tous les malades mentaux disséminés dans le quartier, Quincy Sharp embauche le psychiatre Docteur Strange. Celui-ci réussit à capturer Batman et à l’emprisonner dans Arkham City, le menaçant de révéler son identité. Bruce Wayne réussit à s’enfuir : ici commence la deuxième histoire des aventures du chevalier noir.

Catwoman, jouée par Anne Hathaway dans “The Dark Knight Rises”, aide, à sa façon, Batman pour arrêter le fameux Protocole 10 du Docteur Strange, demeurant inconnu une bonne partie de l’aventure. Mais, lorsque Catwoman est capturée par Double Face incarné par Aaron Eckhart dans “The Dark Knight”, elle manque de peu une balle de sniper tirée par… le Joker. Celui-ci redevient alors l’ennemi principal de l’histoire, toujours entouré d’Harley Quinn. Batman se rend compte que le Joker est gravement malade, dû à l’injection trop brutale de Titan présent dans le premier opus. Le Joker, en injectant ce produit dans l’organisme de Wayne, le chevalier n’a pas d’autre choix que de rendre visite à Mr Freeze.
Le deuxième jeu de la trilogie nous fait aussi découvrir la famille Al Ghul : Ra’s Al Ghul incarné par Liam Neeson dans “Batman Begins” et Talia Al Ghul jouée par Marion Cotillard dans “The Dark Knight Rises”.

Batman Arkham City connait une histoire particulièrement fascinante avec une fin très surprenante. De plus, un nombre incroyable de personnalités de DC Comis font leur apparition : Dead Shot, Poison Ivy, Robin, Calendar Man, BlackMask, le Chapelier Fou, ou encore Killer Croc et l’Epouvantail, déjà présents dans “Batman Arkham Asylum”.

C’est ainsi que ce deuxième jeu, histoire dans l’histoire, est fidèle à l’univers de DC et même bien mieux que les films de Nolan, Burton ou encore Schumacher.
Un troisième opus, “Batman Arkham Origins” vient tout juste de sortir sur les consoles.

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Batman Arkham Origins est le dernier jeu du Chevalier Noir sortant sur Playstation 3 et XBOX 360. Les suites sur next-gen ne sont pas encore confirmées.
L’aventure se déroule six ans avant Batman Arkham Asylum. Ce retour en arrière est sans doute dû au final de Batman Arkham City voyant la mort du Joker. Les développeurs ont voulu éviter le scénario sans l’ennemi principal et légendaire. Le synopsis relate un jeune héros dans les rues depuis deux ans. Un gros doute plane dans les esprits de la population quant aux prouesses de la chauve-souris. Il fait face à son premier grand ennemi, Black Mask. En effet, le méchant a placé une prime de 50 millions de dollars sur la tête du chevalier noir. Tous les criminels de la ville sont donc à sa recherche en plus du SWAT, dirigé par le commissaire Loeb, cherchant à l’arrêter (un cliché de super héros traqué par les gentils, à l’image de Spider-man ou encore Arrow). Parallèlement, on voit l’apparition du Joker et Bane, commanditant une évasion de la prison de Blackgate.

A travers ces trois jeux formant une trilogie exemplaire de la génération actuelle de consoles, l’univers de Batman est transcrit à la perfection. Véritable adaptation des BD de DC Comics, l’univers virtuel, mélangé à la trilogie de Christopher Nolan ainsi qu’aux Batman indépendants de Tim Burton et Joël Schumacher (à relativiser), a connu son histoire magnifiquement scénarisée dans ce début des années 2000.

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Critique de Batman Arkham Origins :

L’absence de Rocksteady se fait durement ressentir.
Les graphismes restent très bons ainsi que le gameplay, mais très peu de nouveautés sont à déclarer.
Au niveau des gadgets, caractéristiques de la trilogie (à l’image de la Bat-griffe ou des batarangs soniques), un objet très utile fait son apparition : les gants électriques.
Au niveau graphique le système engine utilisé reste excellent, digne de la PlayStation 4 ou la XBOX One.
Tout comme les précédents opus, le nombre de problèmes est vraiment infime.
La durée de vie est excellente, à compter entre 10 et 15 heures pour l’histoire principale et près de 20/25h avec les quêtes secondaires, toujours autant excellentes.
Mais la principale nouveauté de Batman Arkham Origins est le multijoueur qui est vraiment médiocre il faut dire. Le but est simple, trois “équipes” s’affrontent : Batman et Robin, les sbires de Bane et les sbires du Joker. Le gameplay reste le même mais il est transcrit horriblement. De plus, les personnages glissent et le comptage de points n’a pas une grande utilité.

Pour conclure, l’opus reste excellent au niveau du solo et des défis. En revanche, le multijoueur, sans doute inséré par le nouveau développeur est à oublier.
Dans tous les cas, l’histoire du chevalier noir à travers ces jeux excellents nous donnent une immersion maximale.

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Auteur·rice

Rédacteur et Correcteur chez Maze Magazine, également fondateur et rédacteur en chef du site web d'actualité lecontinu.fr Étudiant en droit, il réalise également son premier court-métrage pour le Nikon Film Festival et est scénariste sur des projets en développement.

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