CINÉMA

Les ciné-critiques de septembre

Au cinéma, nous sommes habitués aux rentrées avec des films gigantesques qui nous permettent de prolonger nos vacances sur écrans. Mais cette année, pas de quoi contrer la morosité du retour en cours ou au travail entre les films qui ne donnent pas très envie et ceux qui ne sont diffusés que dans des tout petits cinémas  à 23h (je pense ici aux Amants du Texas, impossible à voir malgré son très bon accueil critique). Enfin, il y a quand même un film à voir par semaine, alors retour sur ces survivants de septembre.

Les retraités des services secrets sont de retour ! Dans Red 2 (sorti le 28/08), la suite des aventures des Retraités Extrêmement Dangereux, une bombe au mercure est sur le point d’exploser dans le « projet nightshade ». Poursuivis d’un côté par leurs ex-employeurs qui les pensent liés au projet, Franck (Bruce Willis) et Marvin (John Malkovich) se lancent eux-mêmes sur les traces de la bombe à travers le monde, des USA en Russie ou encore Londres. Ils seront rapidement rejoints par d’autres retraités, même si certains ne sont pas ceux que l’on croit … Fun et plein d’action, avec nombre de rebondissements, Red 2 est un bon film pour passer un bon moment : pour une fois qu’une suite ne gâche pas tout ! L’intérêt du film se retrouve surtout dans son casting de la crème des « vieux » : Bruce Willis qu’on ne présente plus, John Malkovich,(Les Liaisons Dangereuses) Catherine Zeta-Jones (Chicago, Ocean’s twelve, Effets Secondaires), Helen Mirren (Hitchcock) ou encore Antony Hopkins (Le Silence des Agneaux, Hitchcock). Ils sont presque des super-héros dans leur catégorie ! Bref, si vous avez aimé Red, vous aimerez et passerez un moment aussi sympa avec Red 2.

Moment moins sympa avec Grand Départ. (Sorti le 04/09) Le film suit un jeune dynamique à un moment de sa vie où il ne peut plus se contenter de faire son boulot de façon psychorigide mais doit affronter la réalité de la vie : son refoulement de sa sensibilité, son frère scénariste dépressif et surtout son père souffrant d’une maladie neurodégénérative. Présenté comme une comédie dramatique, et avec Chantal Lauby au générique, on ne s’attendrait pas au ton que prend très vite le film : un drame sans émotions (un comble !) quoiqu’avec quelques rares scènes comiques. Mais comme elle le dit, son rôle était « t’éternues tu me vois plus » alors on peut comprendre que sa touche comique ne soit pas là. Seulement à trop hésiter entre deux genres, on commence à avoir le mal de mer et à ne pas accrocher ni à l’histoire, ni aux personnages.  C’était bien tenté de traiter la mort, la maladie, le départ sur le ton de l’humour, mais c’était plutôt raté. Dommage, car Eddy Mitchell dans le rôle du père dégénéré est très juste, de même les deux jeunes interprétants les frères. Bref, la comédie made in France en prend encore un coup, quand ce n’est pas potache c’est le drame !

Et le voilà, LE dernier Soderbergh : Ma vie avec Liberace. (Sorti le 18/09). Adapté du livre Behind The Candelabra : My Life with Liberace de Scott Thorson, ancien partenaire de Liberace. C’est l’histoire de ce jeune homme, qui, après s’être retrouvé dans la loge du pianiste de music-hall, finit par entamer une liaison dévorante avec lui, malgré leur différence d’âge et de vie. Désir, jalousie, amour, argent, piano et même chirurgie esthétique sont au programme pour Scott, tout ça pour finir sous un amour plus qu’orageux, voire même, la mort … Même si dans l’histoire, Ma Vie Avec Liberace peut sembler assez tumultueux et étrange (surtout face à la différence d’âge des deux personnages principaux, et l’attraction vampirique de Liberace sur Scott) le film n’en est pas moins magnifique : dans sa narration, son esthétique toute en paillettes et en richesse, sa musique rythmée de piano. Et ce sont aussi les deux acteurs principaux qui donnent toute la profondeur du film, Michael Douglas en Liberace et le superbe Matt Damon en Scott. Bref, on peut passer du rire aux larmes, toujours avec plein de tendresse et de paillettes. Un film complet à ne pas manquer, même si l’on ne connait rien à Liberace !

Toujours dans les années 70 dans Rush (sorti le  25/09), une rivalité a marqué l’histoire de la Formule 1, celle entre James Hunt et Niki Lauda, deux pilotes de talent aux personnalités totalement opposées. L’un vit au jour le jour, profite des femmes, de la richesse et joue avec la mort, l’autre, surnommé « l’ordinateur » calcule tout, du poids de sa voiture aux pourcentages de risques, tout en étant un business man craint du public. De leurs débuts en Formule 3 aux championnats du monde de F1 de 1976, en passant par l’accident presque mortel de Lauda, on suit leurs histoires avec beaucoup de proximité, d’attachement et aussi de suspense. Rythmé par des courses à toute allure, c’est cramponné à notre siège que l’on assiste aux derniers championnats entre les deux rivaux. L’un et l’autre finissent par s’offrir des leçons de vies, ce qui donne un film pouvant être très touchant et fort. Avec de grandes scènes au volant, et le reste s’y entremêlant, Rush est aussi très esthétique, avec une musique à niveau des compétitions de F1. En bref, Rush est une claque, peut-être pas pour tout le monde, peut-être pas une énorme non plus, mais c’est sans doute le film du mois.

Heureusement pour nous, octobre devrait être beaucoup plus riche et de qualité avec la tant attendue Palme d’Or 2013 La Vie D’Adèle, l’incroyable (parait-il) Gravity avec Clooney, le nouveau Luc Besson produit par Scorsese Malavita ou encore L’Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet par Jeunet avec Helena Bonham Carter notamment. Et puis Lady Gaga dans Machete Kills, les suites d’Insidious et de ThorEyjafjallajökull et Au Bonheur des Ogres coté comédie, Blood Ties, Snowpiercer, et pour les plus jeunes Planes ou Turbo. Faites votre choix !

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