MUSIQUE

Un second album réussi pour Everything Everything !

Everything Eveyrthing

Il y a trois ans, Everything Everything débarquait avec Man Alive. Grâce à ses refrains accrocheurs, cet opus a permis à la formation anglaise de se faire rapidement un nom. La brit pop pleine de vivacité du groupe a conquis les cœurs. C’est donc avec beaucoup d’impatience que la suite se faisait attendre…

Sorti le 14 janvier sur le label Sony/RCAArc est un second album aux mélodies fortes et aux rythmes entraînants. Comme pour son prédécesseur, les pistes s’enchaînent sans aucune suite logique et dans un univers complexe. En 2013, les Everything Everything continuent leur progression, tout en gardant leurs influences. Chronique d’une pop bien construite.

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Arc débute par Cough Cough, le tube qui résume finalement assez bien où va nous emmener le groupe pendant tout cet album. La voix de Jonathan Higgs ne se perd pas malgré la fluctuation des rythmes. Terriblement entraînant, ce titre utilise toute son énergie pour vous faire vibrer. Dès l’introduction, on ne peut donc pas nier le talent des anglais.

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A peine remis de nos émotions, on est de nouveau secoué grâce à Kemosabe. Très différent du premier titre, ce morceau aux multiples rebondissements est porté par un refrain extra-terrestre et des riffs angéliques. Tout simplement jouissif. La ballade lo-fi Torso of the Week appartient également à un autre univers. Plusieurs couches rendent ce titre imprévisible.

C’est alors qu’arrive une des très bonnes surprises de cet album. Duet rappelle le Coldplay d’antan, celui qui savait fédérer avec des instruments à cordes. Et que dire du final explosif ! Tout comme Choice Mountain, une ballade qui fait incontestablement voyager. C’est frais et cela fait vraiment du bien.

Feet for Hands est un titre clé de cet album. Entraînant, ce morceau impressionne par son énergie et sa percussion. Il donne le sourire comme il rend triste. L’alliage entre voix et guitares donne naissance à une vraie force. A écouter sans modération !

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On retrouve dans Undrowned un très bon mélange entre du Bloc Party et du Arcade Fire. On ressent comme une douleur particulière chez Jonathan Higgs, qui se libère dans le final. C’est comme si le chanteur arrivait à nous redonner ce sentiment déjà connu qui fait mal. Cette mélancolie qui vient frapper votre cœur. L’enchaînement avec _Arc_ est d’ailleurs particulièrement bien trouvé. Dommage que ce titre ne dure qu’une minute trente…

Armourland vient casser toutes ces émotions avec plusieurs rythmes saccadés. Après une introduction particulièrement bien travaillée, Higgs vient poser son magnifique timbre de voix sur The House is Dust. Cette chanson calme se veut planante et moins chargée. Radiant se rapproche quant à elle de la synthpop, un style à la mode en ce moment. La dynamique de ce futur tube est particulièrement plaisante. C’est mon coup de cœur personnel.

Avec The Peaks, le groupe retrouve une ambiance beaucoup plus douce. Les synthétiseurs se font graves, les combinaisons chorales deviennent sensibles. La conclusion de cet album est renversante. Don’t Fly se démarque par ses mélodies et ses paroles. Les chœurs du final vous emmèneront loin, trop loin !

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Arc est dans la continuité du premier album des Everything Everything. Avec des rythmes et des mélodies parfois complexes, il procure diverses émotions tout au long de l’écoute. Les anglais progressent encore avec cet opus qui s’annonce monstrueux en live. Ils seront d’ailleurs en concert le 8 mars à la Flèche d’Or (Paris).

Antoine, 21 ans. Etudiant en journalisme à Lyon, passionné par la musique.

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