La liseuse, la littérature à la pointe de la technologie

Vous avez du apercevoir depuis quelques temps dans les transports en commun et même dans les bibliothèques, ces petites tablettes légères, qui ne ressemblent ni à un iPad ni à un livre et qui pourtant permettent de transporter des centaines d’ouvrage, offrant un choix démesuré. On pourrait caractériser ce nouvel objet comme étant le MP3 de la littérature, mais c’est tout simplement une nouvelle avancée technologique qui porte le nom de liseuse, e-book ou livre électronique. Elles déferlent dans notre monde actuel et remettent en cause le format traditionnel du papier.

telerama.fr
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Les liseuses, petites révolutions à portée de main, sont apparues sur le marché en 2003 et depuis, elles envahissent aujourd’hui les distributeurs et poussent aux racines des sapins de Noël. Si des auteurs comme Frederic Beigbeder se refusent à cette avancée qu’ils qualifient comme le début de la mort du livre, serait-elle au contraire, un nouveau moyen de s’ouvrir plus facilement à la littérature et pour cette dernière d’être alors plus accessible au grand public ?

Elle apporte de nombreux avantages comme de nombreux inconvénients. Son prix reste relativement élevé pour un objet du quotidien, même si une fois acquise, elle offre une bibliothèque immense d’ouvrages, de grandes oeuvres de la littérature, qui, 70 ans après la mort de l’auteur, deviennent gratuites. Il n’y a évidemment pas que les grandes oeuvres : certaines, moins célèbres, vous seront aussi accessibles. C’est un avantage incomparable que la liseuse nous offre : la culture, devient alors accessible à portée de doigts. Mais si, en plus de vous procurer des classiques, vous souhaitez lire les derniers ouvrages parus, le prix moyen tournera autour des 15 euros en format numérique contre les 22 euros pour le format papier. La différence semble moindre quand on connaît l’investissement nécessaire dans la liseuse. Si son format peut sembler repoussant à première vue, la liseuse s’avère être ultra légère et transportable, ce qui est donc son premier atout par rapport à un livre de 500 pages qui tient difficilement dans un sac. On peut cependant lui reprocher d’être un objet froid dans les mains et chaud lorsque la batterie est trop utilisée, n’arrivant pas à nous faire oublier la sensation des pages entre les doigts, de mouiller ses doigts pour qu’elles glissent plus facilement. Il est d’ailleurs amusant au XXIe siècle de devoir recharger son livre pour connaître le nom du tueur dans un roman d’Agatha Christie. L’écran reste cependant agréable, il n’y a rien de comparable avec un écran d’ordinateurs ou de tablettes, il est “doux” et ressemble à s’y méprendre à une page de livre. Il ne fatigue donc pas les yeux et comme pour un livre traditionnel, il est nécessaire de garder sa lumière pour veiller sur son roman préféré.

La liseuse arrivera-t-elle cependant à tuer le livre ? L’usage n’est pas le même, la liseuse offre un livre de passage, que l’on ne peut pas garder “physiquement” ou prêter. L’ouvrage dans la liseuse ne se range pas dans la bibliothèque, on ne corne pas les pages pour relire ou étudier un passage précis, même-si, les développeurs ont créé une fonction pour surligner ou annoter un passage. Mais en tant qu’étudiant fauché, elle peut s’avérer être un cadeau utile pour faire des économies sur les “Classiques” et pour enrichir sa culture.

Margot Pernet

Margot, Terminale L, option cinéma-audiovisuel, passionnée de musique, de cinéma et d'art. J'arpente les salles obscures et les salles de concert et essaye de vous retransmettre ma passion à travers mes articles. A l'avenir, j'espère entrer dans une école de journalisme pour devenir reporter ou bien journaliste-spécialisée. J'espère que vous apprécierez mes écrits et ceux des autres rédacteurs, bonne lecture.

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