CINÉMA

Le Hobbit : un film très attendu !

Dernier né du réalisateur Peter Jackson, Le Hobbit : Un voyage inattendu, premier volet d’une trilogie tirée du roman de fantasy de Tolkien intitulé Bilbo le Hobbit, et précédemment présenté le mois dernier dans la rubrique littérature, s’est enfin invité dans les salles obscures dans des formats audacieux comptant la 3D et la version 48 FPS qui n’auront pas laissé de marbre les spectateurs ! Voici ce qu’en a pensé Maze.

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686 millions de dollars de recettes mondiales plus tard, le Hobbit compte comme l’un des principaux films de cette fin d’année 2012. Cet engouement renforcé par le succès précédent de la saga du Seigneur des Anneaux, le fin mot revient à savoir si oui ou non le défi posé par cet héritage a été entièrement relevé par ce premier épisode de deux heures et quarante-cinq minutes (oui, la concision et les concessions, Peter Jackson déteste !). La réponse reste mitigée. La découpe de l’oeuvre de Tolkien soulève déjà des interrogations. Certes le scénario est riche, mais de là à en faire une trilogie cela peut paraître démesuré, tout en sachant qu’à la base seuls deux épisodes étaient envisagés. Profits ou bien fidélité aux détails ? Le coeur balance et préfère se porter sur les détails. En effet, peu de scènes ont été mises de côté dans l’adaptation, ce qui est appréciable car les réalisateurs s’embarrassent rarement d’un tel choix. Le budget de 145 millions de dollars ayant grandement aidé sur ce point, Peter Jackson nous offre un spectacle de qualité alliant les paysages grandioses de la Nouvelle-Zélande –qui accueille en messie cette superproduction synonyme de rendement économique important– mais aussi l’univers fantastique avec des effets spéciaux très travaillés à l’image du dragon Smaug ou bien des trolls auxquels doit se confronter la compagnie en quête du royaume d’Erebor, tout cela magnifié par la version 48 FPS (frame per second), soit la version de 48 images par seconde qui succède à celle commune de 24 images. Palliant le défaut de la 3D quant au flou suivant les mouvements rapides et gâchant ainsi la qualité des images, cette technologie permet de rendre aussi réel que possible l’univers du film, bien que cela demande un léger temps d’adaptation pour l’oeil humain pas encore habitué à un tel traitement. En tout cas, Peter Jackson ouvre là un nouvel horizon, puisque le Hobbit est le premier film à disposer de cette technologie et n’est certainement pas le dernier, puisque le réalisateur d‘Avatar souhaite lui aussi adapter Avatar 2 à ce format.

mise en forme d'un troll

mise en forme des trolls

Passé l’aspect technique, le fond maintenant ! Bilbo n’est clairement pas un quatrième épisode du Seigneur des anneaux, n’en déplaise aux inconditionnels de la saga. Des clins d’oeil sont en effets lancés en direction du SDA mais n’oublions pas que cette histoire plaçant Bilbon Saquet au coeur de l’intrigue, se déroule bien avant la naissance de Frodon et ses compères, de ce fait le paysage historique de la Terre du milieu est totalement différent de ce que l’on trouvera plus tard. Ici le monde est encore un endroit empreint de paix où la magie noire n’étend pas son pouvoir sur les différents royaumes, laissant pointer le caractère presque trop “bon enfant” de l’aventure où rien de véritablement sombre ne survient, du moins pas dans le premier épisode. Épopée destinée aux enfants, le Hobbit, voit entre autre le magicien Radagast apparaître sur son traîneau tiré par une horde de lapins, ou bien cette assemblée de nains à peine conviable à une table, au vu de leur comportement hilare et enfantin. Peter Jackson aura lui même déclaré avoir adapté cette histoire sous un jour léger et tourné vers l’humour, mais ce qui fait défaut dans ce premier épisode c’est bien l’humour ! (et cela ne rassure pas lorsque l’on sait que les deux prochains films seront encore plus sombres). L’arrière plan prenant place dans la première demi-heure, le démarrage de l’intrigue, il faut le dire, et lent, et bien que reprenant certains motifs du Seigneur Des Anneaux comme avec la venue de Gandlaf pour le 111ème anniversaire de Bilbon qui nous plonge dans un savant flash-back amenant ensuite le commencement de l’histoire, le talon d’Achille du film se situe bien ici. Autre point noir de ce premier volet, le survol de la personnalité de certains nains. En vérité seuls Kili et Thorin, le chef des 13 nains sont mis au premier plan, mais ne désespérons pas, les deux autres volets viendront sûrement combler cette lacune !

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Gagnant tout de même en intensité avec la rencontre de Bilbon et du mythique Gollum interprété par Andy Serkis, le rapport de force s’équilibre et laisse le spectateur dans une une position d’attente qui ne sera satisfaite qu’en décembre 2013, délai extrêmement long, alors qu’aux dires du réalisateur, le second volet aurait déjà été entièrement filmé et monté, et il ne resterait plus que les dernières retouches à ajouter. Intitulée ‘‘La désolation de Smaug” il vous faudra encore patienter pour connaître la suite de cette nouvelle épopée de la Terre du milieu ! En attendant, vous pouvez consulter les ‘‘journaux de bords‘ du tournage mis en ligne par l’équipe de production sur Youtube , les coulisses des films vous y sont dévoilées, ainsi que quelques anecdotes croustillantes.

voici quelques images inédites de la Désolation de Smaug !

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Bilbon dans l’antre de Smaug

Gandalf et Beorn

Gandalf et Beorn

Auteur·rice

Maître ès lettres. Passionnée par la littérature et les arts | m.roux@mazemag.fr

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