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Musilac, cure de rock pour 3 jours !

Dans le département de la Savoie, le festival Musilac fêtait cette année son 10e anniversaire et a une fois de plus ébloui un public de plus en plus nombreux. Du vendredi 13 au dimanche 15 juillet, cet évènement nous a prouvé qu’il avait fait sa place parmi les plus grands de l’évènementiel musical. Retour sur ce week-end à la fois rock’n’roll, pluvieux et surtout inoubliable.

C’est au groupe franco-anglais, The Lanskies, de se le lancer dans l’arène et d’ouvrir les festivités à 15h. Le vendredi 13 ne leur aura pas porté préjudice, même si une petite centaine de personnes seulement sont venues assez tôt pour découvrir leur univers. Un nombre qui semble dérisoire lorsque l’on sait que l’esplanade du lac du Bourget accueillera jusqu’à 25.000 spectateurs chaque soir. Ceci n’a cependant pas démoraliser le jeune groupe qui nous a offert une musique pop-rock tirée essentiellement de leur dernier album Bank Holiday. Quelques fans présents chantaient avec le groupe mais Lewis Evans, leader et chanteur, n’oublia pas le reste du public qu’il fît participer avant de se lancer un slam à la fin de son concert et retourner dans les loges. Nous n’aurions pas pu rêver mieux pour commencer notre fameuse “cure de rock”.

http://musilac.com

La soirée commencera à battre son plein avec l’arrivée du groupe Dionysos, énergique, électrique et fusionnel avec son public. Ce dernier est resté ébahi, la bouche légèrement entre-ouverte  devant ces musiciens déjantés qui ont assuré le show pendant plus d’une heure. Matthias Malzieu joue avec son public et son acolyte féminine, Elisabeth Maistre, est tout aussi impressionnante au violon qu’avec ses performances vocales. Une implosion de bonne humeur et de festivité

Continuons cette soirée avec le passage de Bénabar et la présence exceptionnelle et attendue de Noel Gallagher, un des sulfureux frères du groupe Oasis. Certaines mauvaises langues pensaient qu’il ne viendrait pas ou serait en retard, mais l’artiste est bel et bien arrivé à l’heure pour  un concert plutôt calme, où il nous a joué des standards de son ancien groupe tels que “Don’t look back in anger” et “Stand by me”  lançant une vague d’émotion et de nostalgie dans une foule réunie pour voir le musicien anglais si mythique. Il a bien évidemment présenté son nouvel album suite à son projet solo après la rupture du groupe.

La tête d’affiche de ce premier soir est Jean-Louis Aubert, l’ex leader du groupe français Téléphone. Le concert fut écourté après quelques-uns de ces standards à cause d’une pluie torrentielle qui s’est abbatue sur l’esplanade chassant une grande partie des spectateurs également. La soirée ne s’arrêtera pas là, car les Chinese Man, très attendus ont pu tout de même assurer le show.

 Les vêtements séchés, les bottes nettoyées et l’intime conviction que ce soir il rentrera au sec, le public de Musilac s’apprête à commencer LA journée du samedi, qui se tient à guichets fermés. Ceux qui ont le fameux sésame savent que la soirée sera prometteuse et inoubliable. Il faut dire que dés 19h20 où Orelsan se produira jusqu’à 01h20, les artistes de renommés vont se succéder sur les deux scènes posées côtes à côtes ce qui engendra de grands mouvements de foule.

L’apéritif de cette soirée était bel et bien Orelsan. Le rappeur normand, qui s’est malheureusement fait une place dans les médias grâce à une certaine polémique il y a quelques années, nous prouve qu’il doit maintenant sa notoriété à son talent. Le rock, le rap, l’humour, Orelsan brise les codes, et assure un show incroyable, bien loin de n’importe quel cliché sur le rap qu’il soit. L’artiste a des choses à dire, et crée une osmose parfaite avec son public pour y parvenir. Metronomy prend la suite,  et il ne faut pas attendre à être calmé. Le groupe anglophone, qui nous confie être impressionné par le cadre dans le quel il joue, nous propose un crescendo émotionnel. On retrouve l’album “the english Riviera”, et ses tubes planétaires, mais le groupe profite de la scène et du public pour proposer des versions lives parfaites. Le niveau musical de la soirée est annoncé, et autant dire qu’il est très haut.

Sur la scène montagne allait se succéder deux phénomènes rock populaires : Franz Ferdinand et Shaka Ponk. Les deux artistes n’étaient pas a la suite mais sur la même scène, certains fans campaient devant la scène depuis le début de la soirée. Le groupe écossais a prouvé qu’il était une vraie bête de scène ne s’arrêtant pas une minute mais enchaîne les titres, leurs grands succès tels que Take me out, Do You Want To, No Girls, les solos et déchaînant totalement la foule, déclenchant des pogos, des slams etc. On ne peut rien reprocher au groupe qui prenait et nous rendait le plaisir qu’ils avaient d’être sur scène.

La vague de calme n’a pas duré longtemps car le groupe Shaka Ponk allait entrer en scène. La scène s’est allumée nous laissant découvrir un écran gigantesque qui alimenterait leur prestation scénique de la présence de Goz, le singe interactif, et d’autres vidéos. Ce que l’on peut dire et retenir de ce show est la qualité et l’énergie que Shaka Ponk a réussi à transmettre en une heure. Le groupe a enchaîné leurs tubes avec énergie, ne restant pas sur place, en offrant plein la vue à un public venu pour découvrir le nouveau phénomène de la musique française. La présence de Mickael Gregorio, imitateur et parrain du festival, sur la fin du set (n’a que de plus électriser la folie sur scène). Un concert qui a tenu ses promesses offrant une des plus belles découvertes scéniques de l’édition Musilac 2012.

http://www.musilac.com/index.php?id=8880475786327921642

Dimanche, dernière journée du week-end. Les festivaliers commencent à fatiguer mais gardent cette même frénésie à l’annonce du programme de la journée. Celui-ci d’ailleurs est plus “varié” aujourd’hui avec la présence notamment du groupe LMFAO… Chaque année, le festival Musilac, qui se veut rock, cherche à varier sa programmation. Nous savons par ailleurs, que chaque soir, le dernier concert à 01h20 est tenu par des artistes électro. Cette année, ce sont les Chinese Man, Don Romini et Yuksek qui ont clôturé ces soirées.

De nombreuses personnes ne se sont ce soir là, déplacés que pour le groupe LMFAO. Le public était coloré, déguisé, de bonne humeur. S’attendaient-ils a la piètre qualité que le duo allait offrir en moins d’une heure ? Commençons par le début. Le groupe envoie en première partie un DJ avant qu’un seul des deux membres du duo ne se présente sur scène car son neveu avait quelques soucis de santé. Commence alors un play-back magnifique avec des reprises de David Guetta avant de disparaître avec ses danseurs plongeant la scène dans le noir et sans plus aucune musique. Red Foo ne reviendra qu’un quart d’heure plus tard sous les huées et les sifflements d’un public mécontent. Il lancera alors son clip “Party Rock Anthem” et continuera son play-back jusqu’à la fin du show. Avons-nous alors été trop exigent avec ce duo simpliste et sans talent ? Nous ne pouvions, certes, attendre un show remarquable mais Red Foo manqua de respect envers son publique notamment avec la pause de quinze minutes pour se changer.

Dans la catégorie “clôture du festival”, nous avons eu l’honneur de recevoir le groupe californien Blink 182, ayant réussit à enflammer la foule avec son pop punk toujours aussi frais. Le trio nous a présenté son nouvel album “Neighborhood” Ils ont su également nous régaler avec leurs anciens et mythique morceaux comme : Dumpweed, go away to collège, what’s my age again ?, i miss you etc.. Travis Baker, le fameux batteur aura encore réussit cette fois-ci à nous emporter dans ses solos de batterie. Il nous a également ouvert une petite parenthèse “Rap US” repris a la batterie en y ajoutant comme toujours sa petite dose de rythme de folie enchantant un public nombreux pour cette dernière tête d’affiche.

Une qualité musicale exceptionnelle, un cadre idyllique, un festival à taille humaine, l’expérience Musilac se clos toujours avec un petit pincement au coeur. Mais pour vivre ces 72 heures à fond, il faudra bien 362 jours de repos ! A l’année prochaine Aix Les Bains.

Rédigé par Quentin et Margot.

Auteur·rice·s

Margot, Terminale L, option cinéma-audiovisuel, passionnée de musique, de cinéma et d'art. J'arpente les salles obscures et les salles de concert et essaye de vous retransmettre ma passion à travers mes articles. A l'avenir, j'espère entrer dans une école de journalisme pour devenir reporter ou bien journaliste-spécialisée. J'espère que vous apprécierez mes écrits et ceux des autres rédacteurs, bonne lecture.

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