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Le Rock dans tous ses Etats 2012

La 29ème édition du Festival Rock dans tous ses États à Evreux s’est déroulée les 29 et 30 Juin, et pour vous dire, c’était juste extra. On en parle pas énormément en France, mais pourtant, on devrait. De Cypress Hill à Crystal Castles en passant par The Rapture ou encore Chinese Man, le festival s’est révélé plutôt électro. Ce fut clairement une superbe expérience à l’écoute de groupes vraiment exceptionnels programmés sur trois scènes.

Avant les premiers concerts, nous avons commencé par interroger quelques personnes qui nous ont donné leurs avis sur le festival. Certains étaient là pour l’ambiance de la foule, d’autres pour le plaisir de découvrir des groupes et des gens ; beaucoup nous ont dit que le festival était très bien organisé cette année (et c’était le cas !) ; les jeunes -qui étaient majoritaires- étaient soit hystériques à la vue de la programmation soit déçus mais tout de même présents pour s’éclater, certains étaient déjà venus, d’autres pas et les plus vieux étaient parfois ceux qui étaient là 29 années plus tôt et qui souhaitaient revivre leur jeunesse.

Les premiers groupes n’ont pas attiré beaucoup de foule, en effet les canettes étant interdites dans le camping, nombreux ont transvasé leur bières dans des bouteilles en plastique, ce qui fut un peu long ! Le premier groupe qui a vraiment attiré la foule fut Bomba Esteréo -un groupe colombien fondé en 2001 appartenant au genre Cumbia Electro-. The Bronx -un groupe de punk venant de Los Angeles- était un peu violent mais il y avait une bonne ambiance, il y avait ceux qui étaient là pour voir du Rock, car malgré son nom, le festival n’a pas accueilli beaucoup de vrais groupes de rock, ce qui a fait la déception de quelques-uns. Le groupe suivant qui était The Rapture mettait aussi beaucoup d’ambiance. Pour ceux qui ne le sauraient pas, ce groupe est américain et il a été crée en 1998 ; si vous connaissez la série Misfits, le générique est une de leurs chansons ! À 21h30 sur la Scène G, il y avait Virus, un rappeur français venant de Rouen, mais certains -dont nous- attendions presque déjà l’arrivée de Crystal Castles à 22h30 sur la scène B.

Nous étions au deuxième rang en face d’Alice Glass, la chanteuse du groupe, en sueur, totalement hystériques comme tous les jeunes autour de nous. On y croyait même pas. Notre rêve se réalisait enfin. On se faisait pousser, on recevait des coups partout, mais on s’en fichait, le concert était énorme. En plus, il ne durait même pas une heure alors on ne voulait pas en perdre une miette. Une fois le concert fini, nous avons tenté d’aller les voir mais ils étaient déjà partis comme des voleurs. Triste vie ! Pendant ce temps là, toute la foule s’est dirigée vers Manu Chao La Ventura, sûrement le seul groupe connu de tout le monde, et très apprécié. Le concert a duré 1h30, au plaisir des festivaliers. À 1h, sur la scène B et pour le dernier concert de la soirée, c’était au tour de Chinese Man, groupe qui ne fait qu’enchaîner les festivals depuis l’été dernier et que nous avions notamment été voir au Festival Papillons de Nuit à St Laurent de Cuves. Sauf que cette année c’était on ne peut mieux. L’ambiance était exceptionnelle, le concert a duré au moins 1h30 et ils étaient au top. Ils avaient tout de même leur rappeur en plus, et ça fait la différence. Nous avons eu la chance d’aller faire une photo avec eux et de leur parler un peu. Petit scoop : ils travaillent sur un album qui est prévu pour 2014 !

Le Samedi, la météo n’était pas des meilleures. Alan Corbel démarre sous la pluie, ses chansons sont plutôt déprimantes et il n’y a pas beaucoup de monde. À la scène G, Rocky -groupe pop lillois- est beaucoup plus tonique avec sa belle chanteuse black, de même que Citizens ! qui eux, jouent sous le soleil cette fois, et avec beaucoup d’ambiance après Russian Red, nom de scène de Lourdes Hernandez qui était simple et original. Dans l’après-midi, c’est le groupe de rap parisien 1995 que nous avons croisé en train de boire un verre et fumer un joint au bar réservé aux groupes du festival et aux gens de la presse. On a même eu droit à une photo, la chance ! À 19h30, Gold Panda alias Derwin Schekler a attiré beaucoup de jeunes avec sa musique électro aux airs indiens, dont nous, qui l’attendions avec impatience au premier rang.

Sur la même scène une heure et demi plus tard, tous les jeunes attendaient 1995, que nous avions déjà vu une fois en concert et qui ne nous ont pas déçu une fois de plus. Tout le monde sentait la présence sur scène, les rappeurs se donnaient à fond et le public était avec eux, connaissant leurs paroles par cœur. Bref c’était vraiment bien, mais avant même la fin du concert, beaucoup se sont dirigés vers la scène A, où le célèbre groupe de hip-hop américain Cypress Hill allait arriver. La foule était immense, les fans en délire. De leurs classiques à leur nouvel album, c’est sur « Hits from the Bang » que tout le monde fumait comme le chanteur et chantait cette chanson culte. Malheureusement, nous n’avons pas vu la fin du concert, nous voulions aller voir le duo d’électro Kap Bambino, originaire de Bordeaux et ressemblant quelque-peu à Crystal Castles. Le duo a notamment sorti son cinquième album avant l’été et nous voulions voir ça en live.

Et bien nous avons bien fait d’avoir quitté Cypress Hill car c’était plein d’énergie sur scène, nous n’avons vraiment pas été déçues. Nous avons même pu parler un peu avec eux après leur concert même si Caroline la chanteuse avait déjà beaucoup donné. Nous avons appris qu’ils se sont inspirés de groupes punk des années 80 essentiellement, qu’ils ont beaucoup voyagé depuis leur création en 2001, que concernant leur public ils préfèrent les français, après avoir été en Belgique, en Italie et dans d’autres pays, qu’ils étaient très contents d’être là et que beaucoup de festivals les attendaient cet été. Lors de nos questions, nous étions accompagnés d’un certain Michael qui avait participé à leur concours de clip sur Youtube pour leur chanson « Devotion », il en a donc discuté avec eux et ça nous a permis d’en savoir plus. En tout cas, ils étaient vraiment très chaleureux et ce fut vraiment un plaisir de parler avec eux. Et pendant ce temps là, c’était Two Door Cinema Club, un groupe de pop/électro venant d’Irlande qui agitait la foule à la scène A, tandis que Le Catcheur et la Pute un duo assez original et excentrique passait après Kap Bambino. La soirée s’est ensuite finie sur deux groupes d’électro qu’étaient Squarepusher et Factory Floor et ma foi, cela nous a bien plu. Malheureusement aux alentours de 3h, il fallait quitter le site, le festival était déjà fini…

Résultat : des souvenirs plein la tête, une programmation qui était du tonnerre et une organisation où il n’y avait rien à redire. Bravo. On attend impatiemment de connaître la programmation de l’année prochaine, qui sera l’année des 30 ans du festival.

Auteur·rice

21 ans. Passionnée de cinéma et étudiante en Audiovisuel. Rédactrice cinéma et musique à Maze.

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