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Cabaret Vert 2012 : électrisant !

Comme nous l’avions évoqué dans notre numéro d’été, nous étions à Charleville-Mézières pendant le dernier week-end d’août afin d’assister à la 8e édition du Cabaret Vert.

Le festival a cette année pris le pari de rajouter le jeudi, accueillant ainsi 73 000 festivaliers venant principalement de France mais aussi d’Angleterre et de Hollande. Au programme de cette année, le déjanté Manu Chao, le mythique rappeur Joey Starr, les rockeurs de Franz Ferdinand, les musiciens de Dionysos, Orelsan et le british Charlie Winston. A côté de çà, beaucoup d’artistes et groupes récents sur les scènes françaises et internationales, comme La Femme ou encore C2C, qui sont déjà promis à un grand avenir dans le monde de la musique.

Vous avez pu suivre l’événement en live sur notre compte twitter, il est maintenant temps de faire le point sur ce festival qui prend de plus en plus d’ampleur en France.

Manu Chao

Manu Chao

Le stade Bayard a ouvert ses portes jeudi 23 août, avec les Eagles Of Death Metal, groupe de garage rock américain, qui ont livré une prestation étonnante,  avec des musiciens aux looks de camionneurs et de la musique que l’on trouve notamment dans les BO de True Blood ou des Experts Miami. Ont ensuite suivi les rémois de The Big Guns, qui ont fait danser les festivaliers sur du ska très jazzy, Cancer Bats, qui a défoulé la foule avec son hardcore énergique, Kap Bambino et sa chanteuse déchaînée qui a escaladé la scène des Illuminations au rythme de morceaux très électro, pour enfin arriver au show le plus attendu de la soirée : Manu Chao. L’artiste et son groupe ont interprété pendant plus de deux heures des classiques de leur répertoire, comme « Clandestino » ou « Me Gustas Tu ». Le public a pu ainsi se déhancher sur le subtil mélange entre rock et musique latine dont il a le secret. Le concert, qui s’est déroulé de nuit, a permis à beaucoup de profiter pleinement de ce premier jour de fête, et à d’autres de s’endormir bercés par le joli « La Primavera ».

Joey Starr

Joey Starr

Vendredi, la scène Zanzibar a pu accueillir Skrillex. L’américain, devenu l’artiste dubstep le plus connu mondialement, a fait bouger les festivaliers jusqu’à 1h du matin. Deux écrans passent ses clips et des animations multicolores en 3D sans véritables sens, il hurle de temps en temps dans un micro, entre chaque morceaux, les beats sont très répétitifs…  Nous, on reste perplexe. Le public a également pu vibrer sur le son de Birdy Nam Nam, qui ont enflammé la scène avec leur musique électronique dont ils nous avaient déjà fait profiter en 2009. Ce vendredi fut aussi l’occasion pour le Cabaret Vert d’accueillir le groupe de pop/rock des Dandy Warhols, qu’on ne présente plus maintenant, et qui a un peu déçu la foule, par un manque de présence scénique et une son étrange puisque la voix du chanteur  Courtney Taylor-Taylor était presque inaudible.  La scène a enfin servi aux légendes de Public Ennemy et Toots & The Maytals, qui ont déjà une longue carrière derrière eux, mais qui ne cessent pas de nous enthousiasmer avec des concerts endiablés.

La Femme

La Femme

De l’autre côté du festival, la petite scène a vu se produire le célèbre Joey Starr, connu pour ses textes polémiques et ses interventions toujours dingues. Sa venue au Cabaret Vert n’a pas dérogé à la règle, puisqu’il était complètement déjanté, avec un son grave et fort. Pour son retour sur scène, l’ancien leader du groupe NTM a su conquérir le public, notamment sur la deuxième partie de son show. Notre coup de cœur de ce vendredi a été le groupe français La Femme dont les titres « Sur la planche » et « Télégraphe » ont déchainé les spectateurs malgré une incroyable pluie. Les deux très jeunes rockeurs de The Bots ont eux aussi fait bonne impression avec une musique ultra-dynamique digne des plus grands groupes de garage punk. Les festivaliers ont enfin pu découvrir ou re-découvrir les anglais d’Enter Shikari, avec leur hardcore puissant, les ardennais de Most Agadn’t, très agréables en concert, et Temple.

Franz Ferdinand

Franz Ferdinand

Samedi, grosse journée pour le festival, avec par exemple Franz Ferdinand. Les écossais ont interprété avec brio leurs plus grands tubes, comme le mythique « Take Me Out » ou le plus récent « Ulysses », pour le plus grand plaisir de la foule. Le rappeur Orelsan a lui livré un véritable show, avec une énergie incroyable, pour reprendre son tube « La Terre est Ronde », ou encore le très drôle « Mauvaise Idée ». Le duo allemand de Digitalism a fait danser le public au rythme de morceaux tels que « Pogo » ou « Zdarlight ». Les DJ’s de C2C ont animé le public en reprenant le désormais célèbre « Down The Road » ainsi que les autres titres de leur album à venir en septembre. Le rémois Yuksek, accompagné par deux musiciens, a épaté les festivaliers, qui ont été transportés par « Always on the Run » et « Extraball ». Les concerts de The Love Me NotsNoisia et Agnostic Front ont eux aussi participé à rendre cette journée électrisante, et le public a pu découvrir la sensualité de About The Girl et le métal de N’Cest, groupe originaire de Charleville-Mézières, dont nous avions déjà évoqué les performances scéniques puisqu’ils ont réalisé la première partie de Skip The Use à Sdean. Mais LE concert qui a réellement marqué ce samedi a été celui de Dionysos ! Le chanteur, Mathias Malzieu, plus loufoque que jamais, a choisi le Cabaret Vert pour terminer sa tournée d’été. Il a ainsi pu nous faire découvrir la Bird’N’Roll, une danse on ne peut plus originale, nous laisser le porter jusqu’à la régie de la scène, qu’il a ensuite escaladée, pour enfin revenir sur scène avec un masque d’oiseau à plumes rouges.

Dionysos

Dionysos

Dimanche, c’est le groupe rémois  La Villa Ginette  qui a ouvert le festival, avec ses textes originaux et humoristiques comme « Les repas de famille » ou  « Les JT ». Ils ont su mettre de l’ambiance et ainsi préparer le public pour le reste de la soirée. Le groupe rétro Caravan Palace a présenté son dernier album Panic, avec le joyeux « Rock It For Me ». Les festivaliers ont également eu l’occasion de découvrir le guitariste Charlie Fabert et les rockeurs de The Weasel And The Wasters, que l’on a déjà entendu dans la série Bref. Charlie Winston, toujours très sympathique avec son public, a repris les tubes « Like a Hobo », « Kick The Bucket », « Hello Alone » et sa lettre à Beethoven, « The Great Conversation ». Le chanteur originaire de Cornouailles a émerveillé petits et grands avec ses musiciens de talents. Daniel Darc a donné un concert très poétique, à l’image de son dernier album. Enfin, le chanteur Barcella a brillamment clôturer le festival avec des textes très jolis comme « Ma douce » ou encore “Mémé”, il a également fait rire pour une dernière fois le public avec ses textes garnis jeux de mots.

Charlie Winston

Charlie Winston

 

Le Cabaret Vert a également été le théâtre de spectacles d’art de rue, comme les Goulus, qui ont amusé les festivaliers avec leurs fausses acrobaties équestres. L’espace bande-dessinée du festival a eu l’honneur de recevoir  Frank Margerin, connu pour son héros Lucien, le plus célèbre rockeur de la BD.

Le festival touche de plus en plus de monde, puisqu’il est passé de 50 000 spectateurs en 2011 à 73 000 en 2012. C’est un bon tremplin pour la scène locale, on vous conseil d’ailleurs de suivre de près des groupes comme Most Agadn’t et The Weasel & The Wasters . Cet événement prend de l’ampleur au niveau national et ne cesse de se développer, en accueillant des artistes reconnus, afin de donner aux festivaliers un maximum de plaisir avant d’attaquer la rentrée.

 

 Crédit photos @ DarkRoom

Rédigé par Pierre Maillet et Emily Lingat.

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