Trois ans après le projet Broken, Solone signe un retour inspiré avec son nouvel EP Core Memories paru le 24 avril dernier. Entre énergie club et phases introspectives, cet opus se révèle être une étape aussi libératrice que challengeante dans sa carrière.
C’est au croisement du trip hop, de l’electronica et du breakbeat que Samuel Marchais, de son vrai nom, développe une identité musicale à la fois sensible et puissante. Très attaché à la scène, l’artiste clermontois profites de chaque performance pour explorer un peu plus les recoins de son univers en constante évolution. Un atout lui permettant d’ajouter une tout autre dimension à sa musique, la rendant plus vivante puisqu’il la célèbre avec le public. Après des passages remarqués aux Bars en Trans (2023), Printemps de Bourges (2024) et durant les premières parties de la tournée de Mezerg (2025), où quelques inédits ont été dévoilés, l’heure est venue de partager Core Memories dans sa globalité. En résulte huit titres teintés de nostalgie et guidés par les souvenirs les plus marquants d’une vie.
Solone, tu es ingénieur du son, multi-instrumentiste et producteur mais comment te définirais-tu en tant qu’artiste ?
C’est une question pas évidente. C’est une sacrée question que tu me poses (rires). Je viens surtout du piano à la base, j’essaye d’être en constante évolution. Par exemple, sur Core Memories j’essaye d’ajouter de la voix donc je suis toujours dans la recherche d’une identité. J’ai pas vraiment de direction artistique définie, j’aime pas m’enfermer dans des choses.
Je fais ce que j’aime, je fais ce que j’écoute aussi beaucoup. Donc je suis un artiste qui pioche ses inspirations dans ce qu’il écoute et j’essaye de toujours créer de nouvelles choses tout en me challengeant. Ne pas rester dans les mêmes choses.
Ton nouvel EP Core Memories est sorti le 24 avril, quels sont les premiers retours du public ?
Ça revient un peu à ce que je te disais au début, les gens sont agréablement surpris, pour ceux qui connaissent les projets d’avant, de voir le tournant que ça prend. Les retours sont plutôt bons, je suis assez content. J’ai surtout hâte de pouvoir le jouer en live, de pouvoir présenter encore un peu plus les choses.
Tu as mentionné tes débuts dans le piano. Comment s’est faite l’évolution vers la musique électronique ?
Le piano je l’ai commencé quand j’étais petit au conservatoire, j’étais encore un enfant. L’aspect électronique est arrivé avec les premières sorties en club. Surtout avec le développement d’Internet et de YouTube. En France, pour un jeune adolescent t’écoutais un peu Radio FG ou Fun Radio mais y’avait pas non plus énormément de façons de découvrir cette musique. C’est vraiment les sorties en club et Internet qui m’ont permis de découvrir la musique électronique.
Justement, tu parles de l’adolescence et de tes premières sorties. Derrière ce titre qu’est Core Memories, on sent une démarche personnelle. Est-ce que tu qualifierais ce projet d’autobiographique ?
J’irai pas jusque là parce que c’est plutôt un EP de rupture avec certains cadres que je m’étais imposé avant. Après dans un sens c’est vrai, parce qu’il y a beaucoup plus de piano, beaucoup de synthés, beaucoup de Rhodes et de Wurlitzer. Dans le live c’est beaucoup de jeu au clavier mais je dirais quand même que ça sort un peu plus du club par rapport aux premiers projets que j’ai sorti avant.

Tu abordes le sujet du live qui occupe une place importante dans ta musique. Tu as participé aux Bars en Trans en 2023, Printemps de Bourges en 2024 mais également aux premières parties de la tournée de Mezerg en 2025. Que t’ont apporté ces expériences au contact du public ?
La confiance. Ce projet là je l’ai composé y’a un an donc je l’ai joué sur scène uniquement sur les premières parties de Mezerg et pas dans sa globalité. Ce qui est cool c’est qu’il a un public très ouvert, qui a une belle soif de découverte, très curieux. J’ai joué certains morceaux de l’EP Broken, et d’autres morceaux que j’avais composé pour le live. Ceux qui ont le plus marqué les gens c’est les morceaux de Core Memories justement. C’est là où j’ai senti qu’il y avait vraiment du répondant et des retours. Ça m’a donné confiance dans ce projet et dans le fait que c’était ça que j’avais envie de sortir et de défendre à travers cet EP.
Étant donné que tu as déjà joué certains titres, comment est-ce que tu imagines les incarner à nouveau sur scène maintenant que l’EP est sorti dans sa globalité ?
Avec une plus petite scénographie, plus posée. J’ai envie de jouer assis aussi. Les morceaux sont remaniés, certains sont un peu plus longs et je laisse beaucoup plus de place à l’improvisation.
Comme tu le disais, dans cet EP il y a aussi de la voix. Est-ce que la narration de ce projet est d’abord passée par l’écriture des morceaux ou par leur production ?
Par leur production. Mais y’a pas non plus énormément de texte, c’est des petits hooks qui reviennent. C’est pas de la chanson non plus. Dans la production, dans la recherche de top-lines, c’est un peu arrivé en même temps. Je commence surtout avec des boucles de batteries de vieux morceaux de funk et de soul entre les années soixante et quatre-vingt-dix. Ensuite vient un peu d’harmonie et de voix en même temps. Si je trouve le hook sur la batterie c’est cool . Les paroles viennent après ou en même temps.
Entre l’écriture et la production, quelle partie a été la plus challengeante ?
Poser la voix. Trouver cette voix qui est plutôt naturelle. Il fallait trouver le bon micro, le bon effet. Je dis pas que c’est définitif parce que je suis toujours en train de travailler ma voix, chose que je faisais pas avant. Ce qui m’a challengé c’est d’assumer cette voix qui fait très féminine finalement. Quand je faisais écouter à mes amis avant la sortie, les gens me demandaient : « C’est qui la meuf qui chante ? » En fait c’est moi (rires). Sur certains morceaux elle est un peu pitchée, travaillée, il y a plusieurs superpositions de voix. Le challenge c’est d’arriver à avoir un peu plus de naturel par la suite.
Je rebondis sur le fait que souhaites expérimenter et ne pas t’enfermer dans une case. Ton style fusionne breakbeat, trip hop et electronica. Comment est-ce que tu conjugues ces influences ?
Sur cet EP je me suis pas trop posé de questions. J’ai vraiment fais ce que j’avais envie et j’ai pas trop eu cette démarche de digger des samples. C’est tout un autre processus qui m’a amené à ne pas vraiment me poser de questions. Pour certains breaks, ça passait bien à 127-130 BPM, tu rajoutes un kick et hop t’as tout de suite quelque chose d’electronica. Au contraire, y’a des morceaux où je suis plus dans des BPM entre 80 et 90. Genre « Core memories » par exemple, c’est à 87 je crois et la drums se suffit tout de suite à elle même. Y’a tout de suite un petit gimmick de Rhodes, je me suis pas vraiment imposé de limites.
Si ça sonnait electronica j’allais à fond dedans, trip hop et breakbeat pareil. Et je trouve quand même que malgré les gros écarts de BPM y’a un son qui va lier ces styles là. C’est vraiment dans le mix et les arrangements que ça va se créer. Tu vois, je dirais pas que « Core Memories » c’est de l’electronica par exemple, c’est du trip hop. L’electronica ça va plutôt être « Her face » ou « I love you so ». Et le breakbeat « Good old days ».
Maintenant que l’on parle des styles que tu explores, dans tes références tu cites Vegyn, Bonobo, Daphni ou encore Now Always Fades. Qu’est-ce qui t’inspire le plus chez ces artistes-là ?
Chez Vegyn c’est ce retour un peu à ce trip hop que Bonobo faisait dans les années deux-mille. Vegyn je pense pas qu’il utilise des samples, je pense qu’il est plus sur Studio Drummer ou Logic. Mais y’a quand même cette esthétique des morceaux des années deux-mille qui est revenu chez lui et que j’adore chez Bonobo. Daphni c’est vraiment pour l’aspect club que tu vas retrouver dans les morceaux electronica que j’aime beaucoup. Si je dis Now Always Fades c’est pour la voix, même dans son dernier album c’est ça qui m’a fait me dire que j’aime ces voix de tête avec beaucoup de reverbe. Et Bonobo c’est l’harmonie, l’écriture, ses arrangements. C’est tellement touchant sa musique.
Pour continuer sur tes influences, le premier single de cet EP « What have you done » est inspiré de « La Ritournelle » de Sébastien Tellier. Que signifie cette chanson pour toi ?
C’est un peu une petite madeleine de Proust. Je saurais pas dire ce qu’il exprime concrètement mais j’aime beaucoup le piano. Dans le piano j’ai toujours joué des choses très simples qui tournent en boucle. Et puis ce groove de batterie qu’il y a. Et lui-même dit qu’il a acheté un piano, je crois que c’est un CP-70. Il est passé devant une vitrine, il a vu le piano, il avait pas de thunes. C’est un piano qui valait une fortune déjà à l’époque. Il a claqué toutes ses économies et a composé ce morceau qui a été son plus grand succès. Je trouve l’histoire très très belle, alors peut-être qu’il la romance un peu j’en sais rien.
Mais j’ai pas composé ce titre en me disant que je vais faire comme « La Ritournelle ». Il est venu comme ça et des amis m’ont dit que ça leur faisait penser au morceau de Sébastien Tellier. C’est vrai qu’il y a un peu de ça.
Je trouve ce parallèle avec Sébastien Tellier intéressant. C’est un artiste qui est également curieux, un peu virtuose dans sa façon de jouer des instruments et très proche de la scène électronique. Notamment la scène French Touch. Est-ce que tu dirais qu’il a représenté une forme de modèle où tu y es allé à l’instinct ?
C’est full instinct, j’ai pas conceptualisé l’EP avant de le faire. Les morceaux sont venus assez vite, y’a vraiment une espèce de recette qui est apparue par elle-même et c’est allé très vite. C’est plutôt une fois que les choses sont finies que je me dis que j’ai pioché dans tel ou tel style. C’est à la fin que je me rends compte d’où j’ai puisé les inspirations.
Les titres sont également très intéressants au-delà de l’aspect musical. Ils portent tous la marque du temps qui passe comme « Good old days », « What have you done », « I remember », « Core memories » ou « I will always be there ». À quel point ce thème est central dans ta vie ?
Je suis quelqu’un de base qui est assez nostalgique de certaines époques. Y’a eu une période de ma vie où tout a radicalement changé d’un coup que ce soit le travail, les relations. Il m’a fallu, comme malheureusement pas mal de gens qui passent par des étapes pas évidentes, un certain temps pour reconstruire les choses. En même temps j’avais tout à construire parce que je partais de pas grand chose. Et tout ça dans une période où c’était pas facile dans la vie de tous les jours. La spontanéité qu’il y a dans cet EP, c’est comme si j’avais eu des choses à dire à un moment donné. C’est venu d’un seul coup.
Alors que pendant trois ans j’ai cherché, je me suis enfermé dans des choses notamment pour des questions concernant l’entourage à se créer. J’ai eu des discussions avec de gros labels qui attendaient peut-être de signer des contrats artiste avec une D.A. très précise. J’ai tenté de jouer le jeu pendant cette période qui n’était pas facile. Ce qui m’a libéré c’est quand j’ai pris conscience que je m’enfermais dans des choses depuis trop longtemps. Maintenant je fais ce que j’ai envie de faire, ça vous plaira ou non.
Core Memories c’est aussi un projet aux multiples facettes que l’on peut autant apprécier en live qu’en écoute solitaire. Pourquoi lui avoir donné cette double résonance ?
Ça vient du fait que quand je compose j’ai toujours un peu le live en tête. Je sais que je vais jouer ce morceau, et il y a cet aspect de le penser pour la scène. Et en même temps, comme je suis dans mon studio, je l’écoute et j’essaie de trouver le bon équilibre. Mais c’est pareil, ça a été vraiment instinctif. J’ai un peu mélangé tout ce que je savais faire et vu que j’ai fait de la musique bien club avant, des morceaux electronica et la nouveauté du trip hop avec la recherche des samples ça a donné cette chose là.
Dirais-tu que cet EP est une synthèse de ce que tu es et de tout ce que tu sais faire en terme de composition ?
Tout ce que j’ai non parce que même si je te parle de pas m’enfermer dans une D.A., je vais pas non plus faire de la folk. Mais je sais jouer d’autres choses, je joue dans des groupes aussi. C’est vraiment tout ce que j’aime.
Justement, j’ai découvert ton format SOLONE AT HOME sur ta chaîne YouTube, où l’on ressent un côté beaucoup plus organique dans la façon dont tu joues. Avec cet EP, je trouve qu’il y a une vraie harmonie entre cet aspect de ta musique et le côté club que tu as apporté à celle-ci. Est-ce que tu l’as ressenti de cette façon ?
Oui ça y revient et en même temps c’est une rupture avec le Solone d’avant. Ça part moins dans tous les sens. Les SOLONE AT HOME c’était pensé pour les réseaux donc je faisais en sorte que ce soit vivant à l’écran. C’est beaucoup plus compliqué de donner Core Memories dans des petites capsules parce que c’est des morceaux produits. Les SOLONE AT HOME sont organiques parce que c’est démonstratif.
Cet EP suit une véritable ligne directrice, est-ce que à l’avenir ça pourrait t’ouvrir les portes d’un projet conceptuel ?
Je pense oui. J’ai commencé les compos pour le prochain projet et pour le coup je pense qu’il y a un thème qui va s’en dégager. Pour le moment je veux pas m’avancer mais y’aura plus de texte je pense. Et essayer de retranscrire d’autres sujets qui m’ont beaucoup impacté. Parce que finalement, ma musique c’est ce que je vis. Je ne fais pas de la musique pour ressembler à une esthétique et ça reflète surtout des périodes de ma vie. En tout cas j’ai l’impression que pour Core Memories c’est le cas.
Pour le prochain projet je pense pas que ça sera un album malheureusement, parce que quand on voit le fonctionnement de l’industrie c’est un peu compliqué.
Déjà je suis très content que le label Pentagon m’ait accompagné pour sortir huit tracks. Je dévie un peu de sujet mais les labels ils demandent des singles ou alors des EP de deux titres. Et, comme tu dis, pour développer un concept c’est impossible en trois tracks. C’est pour ça que Core Memories, j’ai pris beaucoup de plaisir à le faire. Les morceaux s’enchaînaient et je me disais que de toute façon ça sortira, c’est un bloc. Je vais pas sortir deux morceaux de ça, je veux sortir les huit. Il y a ce thème, c’est un moment donné de ma vie qui est présenté là-dedans.
J’écoute beaucoup d’albums, du premier au dernier titre. Je veux pas faire mon vieux boomer et dire que plus personne n’écoute d’albums parce que c’est pas vrai mais c’est quelque chose auquel je tiens. J’espère pouvoir faire un album et si ça se fait j’aimerais partir de mon home studio, aller en résidence quelque part pour saisir un moment.
Ta vision sur l’industrie musicale est intéressante, notamment sur le fait que des labels privilégient l’aspect viral à l’artistique. En tant qu’artiste tu es directement confronté au problème. Est-ce que tu as remanié le projet où tu as préféré prendre le temps de trouver un label qui adhère à ta vision ?
Totalement, c’est ça. Pendant pas loin de deux ans j’ai tenté de me plier et d’attraper ce qui fonctionne, style Fred Again.. . On m’a rabâché les oreilles avec ça à ne plus en pouvoir au point de m’en dégoûter. Alors que c’est un artiste formidable et que j’adore. On a tenté de me dire comment faire les choses dans un souci de viralité pour les trends et les tiktok.
D’ailleurs, faut que je mette les choses sur TikTok mais je suis pas sur ce réseau, c’est pas mon truc. Instagram je le développe un peu mais honnêtement je pense que c’est un système qui va pas tenir encore très longtemps. En tout cas, pour faire de la belle musique, j’ai décidé de ne plus du tout me conformer. On voulait me mettre des directeurs artistiques dans les pattes, il en est hors de question.
Que tu aies des gens qui fassent des retours pertinents, que tu aies des arrangeurs, pourquoi pas. Mais je pense qu’en tant qu’artiste indépendant encore assez jeune j’encourage vraiment les kids à vraiment faire ce qu’ils aiment. Et j’ai l’impression que ce qui commence à bien fonctionner maintenant c’est des gens indés qui se posent pas de question. Quand tu vois Théodora par exemple, t’as des gros noms qui ont la mainmise sur les choses. Ça, c’est l’avenir.
Tu vois j’ai été iNOUïS du Printemps de Bourges, c’est super et ça peut donner de la force à certains artistes mais moi ça m’a pas du tout aidé.
Est-ce que tu as ressenti une certaine déception par rapport à cette expérience ? Ou est-ce que l’objectif initial était de simplement partager ta musique ?
J’y suis allé dans cette optique de partager ma musique, mais eux c’est pas ce qu’ils attendent. Il fallait le faire, je l’ai fait. J’ai quand même passé un bon moment, c’était cool. La rencontre avec les autres artistes était vraiment géniale. Il y avait Nastyjoe, Goodbye Karelle, Noor, c’était une belle promo. Le système en lui-même je m’en tiens à l’écart tant que je peux.
En 2023, tu as également lancé Contrpoint, un collectif clermontois dont tu es le co-fondateur avec DZRDR. Est-ce que le fait d’être à l’initiative d’un tel projet, t’a ouvert de nouveaux horizons pour Core Memories ?
Alors Contrpoint c’est vraiment un projet pour tenter de refaire vivre la vie nocturne et la musique électronique sur Clermont. Parce que c’est une ville où on n’a plus beaucoup de clubs undergrounds. T’as toujours des boîtes de nuit où la tendance est à la hard techno. Je respecte, mais malheureusement c’est pas notre came.
On cherche plutôt à créer des moments qui sortent de l’ordinaire. Tu vois la dernière soirée en date était dans une salle d’escalade avec du mapping sur les murs. On ramène notre système son, y’a beaucoup de techniciens, des ingés sons, des vidéastes et graphistes dans le collectif.
Contrpoint c’est le moment où dans ma musique je vais me lâcher, jouer de la house, jouer de la hard groove, de la techno, un peu de jungle. Des choses qu’il n’y a pas forcément dans l’EP. Par exemple, je joue pas mes morceaux en DJ set. Mixer pour moi c’est un tout. Tu crée une ambiance, tu sais pas ce que tu vas jouer. Donc ça m’a permis de m’émanciper dans mes anciennes techniques de DJ set où j’avais tendance à préparer les choses. J’ai pris confiance dans mes skills, savoir s’adapter, jouer les bons morceaux au bon moment.

Finalement, le mot-clé qui pourrait ressortir de cet EP c’est l’instinct. Est-ce que ce lâcher-prise grâce à Contrpoint ne t’a pas fait gagner en confiance pour Core Memories ?
Si, vu comme ça oui, ça peut. Même dans le live, ça m’invite aussi à moins préparer. Dans la façon que j’ai de jouer je suis un peu obligé, c’est pas du live machine y’a quand même de la tech qui tourne derrière. Je suis pas bloqué, ça me va de faire comme ça. J’arriverais pas à donner l’émotion que je veux sans ce fonctionnement.
Le fait de lâcher-prise dans le DJ set m’a permis de commencer à lâcher-prise dans le live. Et j’étais l’ingénieur du son de Mezerg, j’ai fait toutes ces tournées avec lui jusqu’en 2023. C’est un gars qui improvise et je me suis beaucoup nourri de ça. Il faut profiter de l’instant présent. Si tu mentalises tout c’est plus la même chose parce que t’es face aux gens, y’a une énergie.
Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite de ta carrière ? As-tu des envies particulières ?
J’aimerais faire encore plus de concerts. Que ce soit pour défendre Core Memories ou les prochains projets qui viendront. J’espère aussi pouvoir garder mon statut d’intermittent, pouvoir continuer à avoir du temps libre comme ça. Et surtout continuer à prendre du plaisir et pas perdre cette petite étincelle. Ce que je me souhaite c’est de pouvoir garder la même passion. Continuer à produire avec facilité, je produis beaucoup et c’est quelque chose que j’aime faire.








