Avec une programmation s’étalant du 18 au 23 novembre, la 2ème édition du Festival du film Slovène et la 9ème édition de Un Week-end à l’Est, centrée sur Bucarest, se font écho et se complètent à travers des films explorant l’héritage historique des deux pays mais aussi les enjeux sociaux contemporains auxquels ils font face.
Le Festival du film Slovène et Un week-end à l’Est sont deux festivals très différents. L’un est centré sur le cinéma slovène contemporain, l’autre est multidisciplinaire et étend sa découverte de la culture roumaine aux autres arts tout en proposant une approche plus historique du cinéma roumain. Pourtant, les thématiques des films au programme se rapprochent et permettent des comparaisons entre les deux voire une forme de dialogue. Ainsi, l’héritage, la famille, l’espoir ou encore l’amour traversent les deux festivals et dressent les portraits de cinématographies où le passé influence narration et esthétique à travers deux « vagues » : l’émergence de réalisatrices slovènes reconnues à l’international, et la nouvelle vague roumaine des années 2000.

Deux « vagues » en une semaine
Pour représenter cette nouvelle vague roumaine, Un Week-end à l’est a choisi le plus connu des représentants de ce mouvement : Cristian Mungiu, cinéaste ayant reçu la palme d’or à Cannes en 2007 avec Quatre mois, trois semaines, deux jours. Parrain du festival, il sera présent tout au long de la semaine pour présenter ses films. À ses côtés, des cinéastes du même mouvement dont Bogdan Mureşanu, réalisateur du très sympathique Ce nouvel an qui n’est jamais arrivé. Outre la fiction, le festival propose aussi deux documentaires : Toto et ses sœurs ainsi que La vente secrète des juifs de Roumanie. De quoi proposer une belle entrée en matière dans le cinéma roumain contemporain !
De son côté, le Festival du film Slovène met en avant sept films de réalisateur·rice·s différent·e·s dont cinq de réalisatrices primées. Ces dernières sont le cœur de la programmation qui veut mettre en avant un cinéma contemporain où la famille et les relations amicales comme amoureuses sont les thématiques dominantes. Ainsi, les spectateur·rice·s pourront découvrir des films intimes comme Little Trouble Girls, premier long métrage de Urška Djukić, explorant la sexualité d’une jeune slovène ou encore Family Therapy, satire sociale de Sonja Prosenc dans laquelle la famille joue un rôle majeur.

Pas de compétition
Les festivals de films sont souvent synonymes de compétition. Pourtant, ces deux-là n’en proposent aucune : ici, c’est la volonté de faire découvrir et de partager qui domine. Ainsi, chaque séance est présentée par les cinéastes. Un Week-end à l’Est propose des rencontres à l’issue de chaque projection, mais aussi de nombreux autres événements entre les séances tandis que le Festival du Film Slovène organise un cocktail après la séance d’ouverture et un verre de l’amitié pour conclure la semaine.
L’accent est mis sur l’échange entre spectateur·rice·s mais aussi avec les réalisateur·rice·s. Riches et condensés, les deux festivals sont un rendez-vous immanquable pour toute personne voulant explorer de nouveaux horizons cinématographiques, mais aussi pour les connaisseur·eusse·s intéressé·e·s par des diffusions de films déjà connus sur grand écran ou la découverte de nouvelles pépites méconnues en France.








