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AUTREMENT DIT — Rapport Bronner, Kazakhstan, Italie, sclérose en plaques et Novak Djokovic

Illustration "Autrement Dit" - Claude Joyeux
Illustration "Autrement Dit" - Claude Joyeux

Chaque lundi matin, les infos que vous avez loupées, celles que vous n’avez pas comprises, et celles dont vous vous foutez  : autrement dit, l’actualité de la semaine résumée.

Remise du rapport Bronner sur la désinformation

Le rapport de la commission « Les lumières à l’ère numérique », dirigée par le sociologue Gérald Bronner, a été rendu à Emmanuel Macron mardi 11 janvier. Après trois mois de travail, les conclusions qu’apporte le rapport Bronner semblent finalement être de bon sens. Il formule trente recommandations « pour répondre au désordre de l’information », parmi lesquelles le renforcement de l’éducation aux médias et une plus grande responsabilisation des plateformes.

La commission s’est penchée sur la désinformation et les théories complotistes, un sujet qui préoccupe le gouvernement depuis le début de la crise sanitaire. Sa composition n’a pas fait l’unanimité et fut critiquée en septembre. Le chirurgien Guy Vallancien, impliqué notamment dans l’affaire du charnier de l’université Paris-Descartes, a ainsi dû quitter la commission.

Plus de 225 morts au Kazakhstan

Le dernier bilan officiel de la répression policière au Kazakhstan fait état de 225 morts. Mais le bilan réel pourrait être bien plus lourd. Jeudi, le président Kassym-Jomart Tokaïev a semblé accéder à l’une des demandes des manifestants : le plafonnement du prix des carburants. Dans le même temps, la Russie a envoyé une force collective de maintien de la paix. Les États-Unis, la France et l’Union Européenne ont appelé les parties à la « modération ».

C’est pour la disparition de ce plafond que la population a manifesté dès le 2 janvier dernier. En effet, les prix du GPL, carburant majoritaire des véhicules du pays avaient quasiment doublé. Mais très vite, la situation a dégénéré et les manifestations ont été violemment réprimés. Internet a également été coupé à plusieurs reprises. Au-delà de l’augmentation des prix, les Kazakhs réclament des réformes sur la nomination des dirigeants politiques et sur la corruption.

Avancée de la recherche sur la sclérose en plaques

Une étude américaine parue cette semaine dans la revue Science confirme que le virus d’Epstein-Barr (EBV) serait à l’origine de la sclérose en plaques, maladie auto-immune du système nerveux. L’EBV est un virus très commun. Il est notamment à l’origine de la mononucléose. L’hypothèse de son lien avec la sclérose en plaques était étudiée depuis de nombreuses années mais difficile à prouver pour les scientifiques.

Cette dernière étude repose sur le suivi pendant vingt ans de 10 millions de jeunes engagés dans l’armée américaine. D’autres facteurs, notamment génétiques, pourraient expliquer le développement ou non de la maladie. Cette découverte suscite l’espoir de voir se développer un vaccin et un traitement contre cette maladie qui touche 100 000 personnes en France, avec 2 500 nouveaux diagnostiques chaque année.

Silvio & Mario

Le 24 janvier prochain, les 921 parlementaires italiens — et 58 délégués régionaux — devront élire le successeur de Sergio Mattarella, président de la République. Cette apparition pourrait tourner au casse-tête au regard de des candidats potentiels ou déclarés, notamment deux d’entre eux. Silvio Berlusconi, 85 ans, député européen réélu en 2019, malgré une santé vacillante. De l’autre côté, Mario Draghi, actuel chef du gouvernement. L’idée de son élection au palais du Quirinal sème le trouble autour de ce scrutin.

Dans une Italie frappée de plein fouet par la Covid-19 l’ancien président de la Banque centrale a sorti le pays de la crise politique consécutive à la démission du premier ministre Giuseppe Conte. Il dirige aujourd’hui un gouvernement de coalition qui va de la gauche à l’extrême-droite. De fait, en quittant son poste actuel, il pourrait à nouveau plonger le pays dans une crise politique.

Désavantage Djokovic

Ce dimanche, le tennisman Novak Djokovic a perdu son jugement en référé contre la Cour fédérale australienne. Il a quitté le pays peu après. Il contestait la décision du ministre de l’Immigration de ne pas accepter son entrée sur le territoire du fait qu’il ne soit pas vacciné contre la Covid-19. Le ministre a motivé sa décision en expliquant que cette « non-vaccination revendiquée » pourrait encourager le sentiment antivax. Comme d’autres joueurs, le serbe n’avait pas semble-t-il pas compris que malgré les exemptions médicales octroyées par l’organisateur et l’État du Victoria, c’est le gouvernement fédéral qui a le dernier mot sur ce type d’autorisation.

Vainqueur de la dernière édition de l’Open d’Australie, qui se joue à Melbourne, le numéro un mondial ne pourra donc pas participer au tournoi qui débute lundi 17 janvier. Fort de neuf titres obtenus dans la compétition — un record, il n’est qu’à une victoire en Grand Chelem de dépasser Roger Federer et Rafael Nadal.

Auteur·rice

RENNES-SUD

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