CINÉMA

Le Mobile Film Festival dévoile son palmarès

© Mobile Film Festival

Pour sa nouvelle édition, retour sur un festival pour le moins original et dont le thème, l’environnement, est à la fois d’actualité et nécessaire : le Mobile Film Festival.

Le Mobile Film Festival présente des courts-métrages d’une durée de une minute et réalisés grâce à un téléphone, revient pour une 17e édition sous le thème de « Making peace with nature ». Il s’est déroulé en même temps que la COP26 et ce sont en tout 700 films de 92 pays qui ont été soumis avec finalement 50 films retenus de 34 pays en sélection officielle et un total de 12 films primés. Le jury était présidé par Pierre Schoeller et composé de Tina Baz, Eve Machuel, Vipulan Puvaneswaran, Anne-Sophie Novel, Barbara Schulz et Jérôme Genevray.

Dix prix ont été décernés dont le Grand Prix qui a été attribué au réalisateur Iranien Asghar Besharati pour son film Atash (Thirst). Certains d’entre eux ont eu la possibilité d’être récompensé financièrement avec une dotation d’un total de 26 700€ d’aide à la création et à la production. L’ensemble du Palmarès a d’ailleurs été dévoilé lors de la remise des prix qui a eu lieu le mercredi 8 décembre à l’Académie du Climat à l’occasion de la Journée Mondiale du Climat.

Grand Prix  : Atash (Thirst) d’Asghar Besharati (Iran)

Court mais d’une simplicité, Asghar Besharti suit le chemin d’une femme arrosant un sol craquelé qui peut rappeler les décors de Dune. Avec une légère musique en fond, ce scénario très rapide est remis à la vie.

Prix spécial du jury : Color of the year d’Alessandra Mazzaro (Italie)

Utilisant le fameux modèle Pantone, Color of the year est poignant et prend aux tripes. Un réel coup de coeur pour ce court-métrage retraçant d’année en année l’aggravation du réchauffement climatique et son impact sur la nature. Avec un son puissant en arrière plan à mesure que la situation se complique, ce film est une réelle claque pour se rendre compte qu’il est grand temps d’agir si l’on ne veut pas voir notre nature mourrir.

Prix du documentaire : Snow lion and the giaciologist d’Arun Bhattarai (Bhutan)

Ce court film suit un glaciologue sur une montagne et ses aventures à la recherche d’un lion des neiges. Ce documentaire est mystérieux et donne envie de continuer à suivre l’épopée de cet homme dans un format plus long.

Prix du film étudiant : Wildfire tears de Vera Verhoef (Pays-Bas)

Vera Verhoef réussit à maitriser l’animation horrifique pour interpeller sur les incendies provoqué par le réchauffement climatique et son impact sur les animaux. Réalisé avec un Samsung Galaxy S10, ce court est d’un réalisme frappant.

Prix du scénario  : You can’t eat your money de Kiarash Ardeshirpour (Iran)

Kiarash Ardeshirpour interpelle le spectateur par un scénario montrant une famille en train de manger littéralement de l’argent. Avec en fond une petite fille détaillant la profession de ses parents, ce film est une dénonciation des métiers allant à l’encontre de la nature et qui risquent de laisser le monde sans ressources naturelles pour les générations futures.

Prix de la mise en scène : Ninna nanna (Lullaby) de Filippo Ronca (Italie)

Filippo Ronca réalisé un film qui est presque une déclaration de chaque parent à son enfant pour prendre soin de la nature. Mélangeant images de la vie réelle et dessins, ce court-métrage est d’une simplicité et d’une douceur.

Prix visuel  : The day you were born d’Anna Jarosz (Portugal)

Ce court explore le lien crée entre une mère et un enfant à la naissance, qui n’est pas exclusif aux humains. Les images utilisés sont d’un réalisme et la voix-off vient accentuer cet effet. Attention toutefois aux personnes sensibles au sang.

Prix de la comédie : Mais ils sont cons de Rémi Lefebvre (France)

Cette comédie française de Rémi Lefebvre est tout simplement géniale. Elle permet de montrer l’incohérence des paroles avec les actions des protagonistes principaux. C’est finalement un message universel qui parle à chacun de nous et qui peut amener à éveiller les consciences.

Prix d’interprétation féminine : Chryssa Florou dans Oscar de Karine Durac (France)

Prix d’interprétation masculine  : Abtin Rastegar et Maziar Saki dans The pedigree d’Ali Pourahmadian (Iran)

Prix du public  : Present for future de Shamir Raiapov (Kirghizistan)

Present for future est d’une beauté sans pareille. On y suit une petite fille à travers une nature verdoyante et qui devient en l’espace d’un instant quasiment un film d’horreur où la petite fille devient un enfant avec un casque de réalité virtuelle. Si cette comparaison peut paraitre brutale, elle est toutefois très bien mis en scène à tel point que ce film pourrait être une publicité.

Prix l’extra court : Atash (Thirst) d’Asghar Besharati (Iran)

Vous avez la possibilité de visionner l’ensemble des courts-métrages directement sur leur site internet.

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