CINÉMA

Daredevil : it’s marvelous !

Vendredi 10 avril, Daredevil, le super-héros de Marvel, revenait sur les écrans.

Nous sommes bien loin de l’adaptation qu’avait pu faire Mark Steven Johnson où on retrouvait notamment Ben Affleck et Jennifer Garner. Dans cette adaptation de Drew Goddard et Steven S. DeKnight, et produite par Marvel Television et ABC Studios, c’est Charlie Cox qui campe, à merveille, le rôle du super-héros de Hell’s kitchen. Et parce qu’un  super-héros n’opère pas sans un ennemi digne de ce nom, on retrouve le célèbre Wilson Fisk, interprété par le non moins talentueux Vincent D’Onofrio. Au cœur de cette série, l’histoire que nous connaissons tous. Matthew Murdoch aka Matt Murdoch est un enfant aveugle depuis ses neuf ans, suite à un tragique accident. Il développe alors une acuité incroyable et lorsqu’on le retrouve des années plus tard, le jeune gamin innocent est devenu un bel avocat, accompagné de son ami de longue date, Foggy Nelson, avec qui il monte son cabinet. Avocat le jour, super-héros la nuit. Autrement dit Matt Murdoch le jour, Daredevil la nuit.

Cette première saison pose le décor parfaitement. On apprend à connaître le personnage principal, à travers ses forces mais aussi ses faiblesses, les failles qu’il doit à son enfance, où il a du réapprendre à appréhender la vie, sans la vue. Elevé par un père boxeur qu’il avait l’habitude de soigner après ses combats, cet enfant que l’on reconnaît sensible apporte une touche émouvante à la série. Bien vite, on comprend pourquoi cet homme aveugle met sa vie en danger, quelles en sont ses motivations. Ces flashbacks sont indispensables à la bonne compréhension des intrigues, mais aussi des comportements du super-héros. Par ailleurs, le même effet est utilisé pour présenter Wilson Fisk. Là aussi, on comprend avec facilité d’où lui viennent toute sa haine et tout son mépris. Les deux garçons ont eu une enfance difficile mais c’est leur manière de l’appréhender qui change leurs comportements.

© Netflix

© Netflix

Au cœur de cette saison, des combats bien sûr. De l’action comme on l’aime dans les Marvel. Et sans être adepte de ce genre de films ou de séries, on plonge bien vite dans l’univers et on n’a même plus envie d’en sortir la tête. C’est à cause de séries comme celles-ci qu’apparaissent le phénomène de « binge watching » ! Les 13 épisodes d’une durée d’une heure passent à une vitesse fulgurante et les intrigues s’entrechoquent. Cette saison est une sorte de prélude. Daredevil n’est pas encore Daredevil, il n’en a ni le costume ni le nom. Pourtant, Daredevil ou non, on a en ce héros une confiance aveugle.

Auteur·rice

Journaliste en terre bretonne, je vagabonde entre les pays pour cultiver ma passion de théâtre, de musique et de poivrons (surtout de poivrons). J'essaie tant bien que mal d'éduquer à l'égalité entre les sexes, il paraît qu'on appelle ça le féminisme. J'aime bien les séries télé dans mon canapé et passer des soirées dans les salles obscures. Bref, peut-être ici la seule personne normale.

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