Petit rappel de ce qu’est le Hellfest : le plus grand festival de métal français. Cela fait déjà sept ans que le festival de musiques extrêmes accueille les grands noms de la scène métal, punk et hardcore. Le festival s’est déroulé sur 3 jours : les 21, 22 et 23 juin 2013 à Clisson en Loire Atlantique. Cette année le Hellfest aura réuni 112 000 festivaliers, un chiffre un peu moins important que l’année précédente (dû à la participation de Metallica en 2012) mais reste tout de même révélateur de l’ampleur de cet événement. C’est depuis cette année 2012 que l’organisation du festival a été revue (notamment l’emplacement du site) pour y accueillir et satisfaire un maximum de métalleux et ceci grâce aux 2 000 bénévoles présents sur le site.
La saison 2013 nous a proposé une programmation digne de ce nom avec un vendredi consacré aux grands noms du hard rock (Def Leppard, Europe, Whitesnake), ainsi qu’un weekend partagé entre les têtes d’affiche (KISS, ZZtop) et les grands groupes de métal (Bullet for my Valentine, Korn, Stone Sour) sur les mainstages en plein air et d’autres scènes, à savoir The Temple, The Altar, et The Valley sous de grandes tentes ; et les groupes de punk et hardcore (Bad Religion, Sick of it all) dans la Warzone, un emplacement à part également en scène ouverte.
Le site du Hellfest s’étend de part et d’autre de la route d’accès au festival séparant l’espace camping et Métal Corner de la zone propre au festival avec ses scènes, ses stands merchandising et restauration et divers autres services comme les bars, les “désoiffeurs” (piétons avec un fut de bière sur le dos, pour remplir nos verres), stand tatoos, etc. Le Metal Corner nous a permis de terminer les soirées en beauté avec des DJs et groupes locaux.
Les premiers campeurs ont pu débuter le festival dès le jeudi à partir de 17h grâce au Metal Corner. Mais contrairement aux années précédentes la soirée du jeudi a été annulée pour garantir la tranquillité des riverains.
Le festival débute donc le vendredi 21 juin, dès 10h30 le matin pour une journée riche en hard rock qui se terminera tard dans la nuit. Les célèbres groupes Hellyeah, Europe, Whitesnake, Kreator, Twisted Sister, Helloween, Def Leppard et Avantasia se sont succédés en mettant le feu sur les planches des deux mainstages. La Warzone nous a aussi assuré un très bon spectacle avec le groupe de punk Anti Flag et de hardcore Sick of it All. Nous sommes arrivés sur place en fin de journée, pile-poil pour voir une partie du concert de Def Leppard sur le mainstage 01, pour remarquer que le groupe n’a pas pris une ride : le public était au rendez-vous et c’est à ce moment que nous avons pu constater l’ampleur du festival. Nous avons également fait un petit saut sur la Warzone pour voir Anti Flag, le groupe engagé de punk américain, qui a foutu un sacré bordel dans la fosse. Nous avons enchaîné avec le groupe de black métal norvégien God Seed pour faire le tour des différentes scènes (et donc styles musicaux) du festival. Cette journée se clôtura par le groupe Six Feet Under sur la scène Altar, l’ambiance fut au rendez-vous sous le chapiteau qui tremblait sous les puissants riffs du groupe de death métal et le scream très particulier du chanteur.
Passons au choses sérieuses avec la journée du samedi 22 juin, LA journée métal et métalcore que nous attendions avec impatience, nous avons donc campé au premier rang des mainstages afin de ne pas louper une goutte de se grand cru Hellfest 2013. Nous rentrons dès le début dans le bain avec un Skindred au top de sa forme. Introduisant son show sur un remix de “La marche de l’empereur” de Star Wars, le groupe de ragga metal anglais aux sonorités très particulières mais néanmoins très originales se démarque de la programmation de la journée. Le chanteur Benji orné d’un casque militaire et de lunettes de soleil (malgré le mauvais temps) a réussi à réveiller la foule encore fatigué des tumultes de la veille. Le seul hic, c’est que nous n’avons pas eu notre chanson “Nobody“, “the succès” du groupe. Par la suite, toujours devant le mainstage 02, nous assistons au concert du groupe de metalcore anglais Asking Alexandria aux alentours de midi. Nous attendions avec impatience de voir ce groupe sur scène, un véritable mélange de breakdowns hardcore bien lourds comme on les aime et de passages de musique électronique. Nous avons pu entendre les single de l’album sorti juste après leur passage sur le sol français, album intitulé “From Death To Destiny“.
Les premiers circles pit et wall of death ont chauffés le sol du Hellfest malgré la petite pluie qui aurait pu refroidir les moins aguerris des métalleux. S’en est suivi POD (Payable On Death), le groupe de nu métal tout droit venu des USA. Le groupe de 92 aux dix millions d’album vendu apporte lui aussi sa touche d’originalité à la journée du samedi puisque c’est le seul groupe de ce style. L’ambiance était très bonne, le chanteur est même venu prendre plusieurs bains de foule.
On a suivi d’un œil le groupe 3 Doors Down qui jouait sur l’autre mainstage, pour écouter un peu les tubes pop rock qui rappellent des souvenirs d’enfance. Et la ce fut au tour de notre coup de cœur de cette édition 2013 de se faire entendre : Parkway Drive est vraiment la grosse surprise metalcore du festival assurant un show mémorable avec une ambiance au rendez-vous, pits, pogos, slam… Les australiens nous ont présenté leur album “Atlas” sorti en 2012 avec des gros riffs puissants et une bonne grosse voix brutale comme on les aimes. Down, le supergroupe (membres de groupes différents déjà connus) de stoner américain pris place sur le mainstage numéro 1. Phil Anselmo, le chanteur de Pantera et de Down, est un véritable frontman (une petite blague faisant référence au fait qu’il se tape le micro sur le front, à s’en faire saigner) et fait trembler la foule avec sa voix brute de décoffrage. Retour sur le mainstage 02, pour ne pas en perdre une miette au concert de A Day to Remember, un concert que nous attendions aussi. Le groupe de métalcore américain ne nous a pas déçu, et a assuré un show épique : cercle pit, wall of death, lancé de ballon dans la foule… A.Elmekias, photographe du groupe a même fait un slam, déguisé en Angry Bird, dans son bateau gonflable, avec sa caméra embarquée. Mc Kinnon et sa troupe ont vraiment mis l’ambiance sur scène pour le plaisir des fans du genre.
Sur le mainstage 01, Accept, le célèbre groupe allemand d’heavy metal au 13 albums studio fait déjà raisonner ses guitares, mais nous nous accrochons aux premiers rang du mainstage 02 pour ne pas louper la suite de cette programmation de folie, avec un des groupes que nous suivons depuis quelque temps déjà : Papa Roach, le groupe de metal alternatif américain mené par Jacoby Shaddix (souvenez vous de l’album Infest, sorti en 2000 avec le tube “Last resort“). Le groupe a ressorti beaucoup de chansons des premiers album pour une setlist qui envoie du lourd, un jeu de scène bien mené où Jacoby grimpait un peu partout, prenait des bains de foule et montrait ses fesses à tout bout de chant pour le grand plaisir des métalleuses. Le groupe nous a vraiment montré qu’il était encore présent sur la scène métal, et pour un moment encore.
A ZZtop, véritable tête d’affiche du festival, de mettre une touche de groove dans cette journée aux sons très métal. Les leaders américains du blues sont encore présents après plus de quarante ans de carrière. Le show est très bien ficelé, avec l’installation d’écran sur scène, l’utilisation de guitares en “moumoutes”. L’hymne “La grange” n’a pas pris une ride, tout comme Billy et Dusty. La légende du metalcore anglais, une autre tête d’affiche du festival suivit ZZtop sur l’autre mainstage, où nous nous sommes “enracinés” pour ne rien louper… Et oui, c’est bel et bien au groupe Bullet for my Valentine de jouer, et de défendre leur album intitulé “Temper Temper” fraîchement sorti. Les “metalheads” se sont véritablement déchaînés pendant le concert (pogos et slam en tout genre), ce qui montre bien que le groupe était très attendu par le public du Hellfest. On peut néanmoins noter que le son manquait de puissance, mais le bassiste du groupe “Jay”, était vraiment présent et assurait le show. Nous arrivons à la fin de la journée avec les groupes les plus attendus du festival, à savoir tout d’abord le groupe KISS, tête d’affiche numéro un. Le groupe de glam rock mythique au look extravagant et aux performances scéniques inégalées nous a offert un spectacle époustouflant. KISS, c’est 100 millions d’album vendus à travers le monde, un maquillage emblématique, une chanson gravée dans notre mémoire ( “I was made for lovin you”). Le groupe nous a bluffé avec des effets pyrotechniques, des explosions de confettis marquant cette ambiance glam, des jeux de lumière et écrans géants à gogo… La batterie s’élevait même dans les air ainsi que le bassiste au dessus de la foule. Le show se termina par des explosions de feux d’artifices à couper le souffle. Plus qu’un concert, le groupe nous a offert un véritable spectacle fidèle à leur légende. Enfin, pour clôturer cette journée du samedi, c’est au tour de Korn, le célèbre groupe de neo metal mené par Jonathan. Le retour de “Head”, le guitariste originel nous a permis de retrouver le groupe au top de sa forme. Après une introduction vidéo, le groupe assura un très bon show, comme au Sonisphère. Nous avons donc retrouvé l’emblématique micro représentant un corps de femme et le solo de cornemuse de Jonathan Davis. Ils nous ont joué leurs plus gros succès ainsi que des chansons dubstep de leur dernier album intitulé “The Path of Totality“ pour nous tenir en haleine jusqu’à 2h00 du matin.
Une programmation très riche, ce samedi pour l’édition 2013 du Hellfest… Nous n’avons pas pu couvrir tous les autres concerts, se jouant simultanément sur les différentes scènes du festival à notre grand désespoir…
Dimanche 23 juin : le dernier jour, mais une programmation toute aussi alléchante. C’est le groupe français de metalcore The Arrs qui nous a réveillés, après une courte nuit bien méritée. Cette journée du dimanche est la journée du métal français (de nombreux groupes made in France jouaient aussi sur les autres scènes). Au mainstage 02 toujours, nous avons suivi le concert de The Ghost Inside, le groupe de metalcore anglais qui fut une très bonne découverte dans le genre, avec des riffs et breakdowns puissants. PRONG (indus/trash US) les a suivi de près pour un bon show. Sur le mainstage 01, à 15h c’est au tour de Danko Jones, le trio du nom de son leader canadien charismatique, de faire groover le festival. Une petite touche d’originalité donc, entre des concerts de métal, d’entendre du punk’n’roll entraînant. La prestation était géniale avec un jeu de scène bien mené, et le chanteur n’as pas omis de faire un hommage aux grands noms du métal pour le plus grand plaisir des puristes.
Retour sur le mainstage number two, pour les frenchies de Mass Hysteria à 16h00. Le groupe de neo metal a mis une ambiance de folie sur le tarmac, avec sa “positive attitude”. Le live était retransmis à la TV, et le groupe nous a donc entraîné à faire un maximum de bordel : wall of death et cercle pit monstrueux autour du chanteur et du guitariste. Les furieux se sont déchaînés pour un concert qui reste une bonne surprise en live, car très mouvementé et le groupe était proche de son public.
Nous avons entrevu le concert de Newsted se déroulant sur le ms 01, le groupe de heavy métal canadien ressemblant au célèbre groupe Metallica (d’où le guitariste est issu). Sur le mainstage 2, c’est à Voivoid le groupe de progressive trash métal (canadien là aussi). Les sons psychédéliques du groupe ont précédé un autre groupe de français sur la scène 1. Et oui, Gojira a assuré un show particulièrement sauvage pour son public français. Les frères Duplantier ont montré ce que c’est du bon gros death metal à la française et ont fait déchaîner les foule : des pogos violents, circles pits géants et le plus gros wall of death du Hellfest. Vers 20h, le groupe Symphony X de progressif power metal a fait rugir ses guitares au rythme des nombreux shreds sur le ms 2. On arrive à la fin de cette dernière journée, avec les têtes d’affiche du dimanche. La foule se pressa à 20h45 devant le mainstage 01 pour admirer le célèbre groupe de metal alternatif américain Stone Sour avec son chanteur/leader charismatique, Corey Taylor (chanteur de Slipknot). La voix emblématique de Corey, parfois douce et mélodieuse, parfois puissante et agressive, ainsi que les mélodies accrocheuses font de ce groupe un ténor de la scène métal du moment. Le groupe nous a servi aussi bien des ballades acoustiques que des chansons bien hargneuses, provenant des anciens albums mais aussi de leur dernier opus sorti en 2 parties, intitulé “House of Gold & Bones“.
Nous n’avons pu assister à la suite des festivités, malgré la présence d’autres grands de la scène métal : Ghost, le groupe d’heavy metal et leurs “messes sataniques” ; LORDI, groupe d’heavy métal finlandais aux déguisements digne d’un film d’horreur ; Volbeat, les géants du trash’n’roll venus du Danemark et Danzig, célèbre formation aux sonorités très particulières.
Un samedi haut en couleur, un dimanche made in France… Vous l’aurez compris, cette année la programmation du Hellfest a envoyé le pâté pour notre plus grand plaisir. On s’est régalé, et on en redemande. Il faudrait pouvoir couvrir plusieurs fois le festival pour assister à tous les concerts qui méritent d’être vus et entendus. De plus, en “after” le Metal Corner nous régala chaque soir et l’on se souvient plus particulièrement des filles de Nympherno, les stripteaseuses au spectacle pyrotechnique. L’ambiance au camping et au festival étaient vraiment au rendez-vous pour cette saison 2013 et nous n’avons qu’une chose à dire, c’est… vivement 2014.












